Bernard baisse pavillon

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Alain Bernard n'est pas parvenu à se qualifier pour la finale de l'Open de Paris. Le champion olympique du 100 m nage libre n'a réalisé que le dixième temps des séries (49 secondes et 85 centièmes), qui comptaient les principaux spécialistes de la discipline. A un mois des Mondiaux de Shangaï, cette contre-performance n'était visiblement pas du goût du nageur français qui a évité la presse après la course.

Ce raté n'est toutefois pas une grande surprise pour l'Antibois qui n'avait pas non plus atteint la finale de la compétition parisienne l'an passé. Surtout, il doit sans doute se rappeler qu'il était devenu un mois plus tard champion d'Europe du 100 m... Pour son entraîneur Denis Auguin, il n'y a rien de dramatique. "Il fait un premier 25 m vraiment bordélique. C'est le risque de se jeter sans avoir fait de compétition. Mais au vu de ce qu'il a fait à l'entraînement,  je ne suis pas plus inquiet que ça", expliquait-il.

Lors de ces séries, c'est son compatriote Fabien Gilot qui a signé le meilleur chrono, en 48"72. "J'en ai encore sous le pied. Je regarde un peu où je suis placé dans la  course, pour ne pas dépenser trop d'énergie ce matin", a déclaré le vice-champion du monde de la distance en petit bassin à Dubaï. "C'est bien. Les sensations reviennent. Aux Championnats du monde, il  faudra nager au moins ça pour être bien placé. Donc, c'est bien de se préparer  dans l'année", a-t-il ajouté.

Très craint de tous, le Brésilien Cesar Cielo s'est quant à lui contenté du cinquième temps, en 49"39. Visiblement à court de forme, le double champion du monde sur 50 m et 100 m nage libre en 2009,a déclaré que son corps était "endormi", précisant que "le sprint est une affaire de sensations et les miennes n'étaient pas  bonnes, j'avais les mains froides."

Romain Bonte