Rafael Nadal
Nadal laborieux face à Ljubicic mais il se qualifie pour les quarts de finale... | AFP - PATRICK KOVARIK

Nadal toujours laborieux

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Rafael Nadal s'est qualifié sans briller pour les quarts de finale de Roland-Garros en battant le Croate Ivan Ljubicic au terme de trois sets hésitants 7-5, 6-3, 6-3 ce lundi. L’Espagnol rencontrera le Français Gilles Simon ou le Suédois Robin Soderling, le seul joueur à l'avoir battu à Roland-Garros, en quarts de finale.

S'il l'a emporté en trois sets secs, le tenant du titre et N.1 mondial a de nouveau laissé une impression mitigée, ne ressemblant que de loin au joueur qui l'a emporté à cinq reprises à Paris en terrorisant tous ses adversaires. Après avoir perdu 42 jeux lors de ses trois premiers matches, son pire bilan dans le tournoi, il est également apparu hésitant face à Ljubicic, 37e mondial, qui a surtout eu le défaut de ne pas y croire suffisamment. Le Croate, battu, par Nadal en demi-finale en 2006, ne fait jamais de complexe contre ce rival qu’il a appris à respecter mais il n’a pas su négocier les points décisif d’une rencontre qui aurait pu s’éterniser un peu plus vu le niveau de jeu (très) moyen affiché par le quintuple lauréat. "Il y avait beaucoup de vent, c'était gênant, j'ai mieux joué dans les deux derniers sets, au fil du tournoi je me suis un peu amélioré", a commenté Nadal. 

42/43 à Roland

Lors d'un match joué dans des conditions pas évidentes, avec du vent et de la grisaille, le Majorquin a dévissé encore un grand nombre de coups droits pour commettre un total de 24 fautes directes. Son déplacement a été moins vif, ses frappes moins lourdes que d'habitude et il a seulement converti six de ses vingt balles de break. Avec un peu plus de conviction et un peu moins de fautes, Ljubicic, qui est passé à deux points du gain de la première manche, aurait sans doute pu espérer mieux. Car si Nadal, qui a remporté sa 42e victoire en 43 matches à Roland-Garros, bénéficie toujours d'une petite marge, elle ne semble plus aussi importante qu'à l'époque où il broyait tout le monde sur terre battue. Un temps bel et bien révolu ?

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