Rafael Nadal  et Robin Soderling
Le Majorquin s'impose en finale de l'édition 2010 contre le Suédois | AFP - BERTRAND GUAY

Nadal-Soderling : un nouveau chapitre à écrire

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Rafael Nadal (N.1) sera opposé à un obstacle de taille ce mercredi en quart de finale, en la personne de Robin Soderling (N.5). La troisième rencontre en trois ans entre les deux hommes qui ont pris leurs habitudes à la Porte d’Auteuil. Le Suédois peut se targuer d’être le seul joueur à avoir battu l’Ibère à Paris, c’était en 8e de finale en 2009. L’année suivante, le bras de fer avait tourné à l’avantage du Majorquin, en finale. Quid de cette édition 2011 ?

Depuis le tirage au sort, c’était l’une des rencontres les plus attendues de la quinzaine. Robin Soderling et Rafael Nadal, deux vieilles connaissances, se retrouvent pour un quart de finale explosif. Pour le numéro 1 mondial, le Suédois évoque des souvenirs mitigés. Bien sûr, il pourra se rappeler que l’an passé en finale, il avait offert un récital face au grand « bûcheron du Nord » : 6-4, 6-2, 6-4. Son cinquième titre en terres parisiennes, le deuxième échec en finale pour le Suédois. Mais le nom de Soderling rime aussi avec grosse désillusion. En 2009, diminué par des genoux douloureux, le Majorquin s’était fait déloger manu militari par la force de frappe suédoise : 6-2, 6-7(2), 6-4, 7-6(2).

La troisième rencontre de ce mercredi fera donc office de belle. Et cette année encore, l’avantage semble être du côté de Soderling. Arrivé perturbé par ses quatre défaites consécutives en finale face à Novak Djokovic (N.2), l’Espagnol a balbutié son tennis dans son fief. Il l’avoue lui-même, pour le moment, il n’a « pas le niveau pour s’imposer ». Un premier tour où il a frôlé la correctionnelle contre John Isner, puis des rencontres pas vraiment convaincantes contre Andujar, Veic et Ljubicic. En manque de punch sur con coup droit, avec une longueur de balle aléatoire, le quintuple vainqueur de l’épreuve s’est souvent agacé de son manque de forme. Pire, il a reconnu en interview une usure mentale. « Je me sens un peu fatigué mentalement, c’est vrai. Ça fait six ans que je dois défendre chaque jour mon rang de premier ou deuxième mondial. C’est beaucoup de stress. » Pour la première fois chez Nadal, le souci est davantage mental que physique. Après son match contre Veic, il avouait avoir l’impression d’être sur le circuit « depuis cent ans ». 

De son côté, le grand Suédois ne se pose pas tant de questions. Même s’il est encore mené (5-2) dans ses confrontations directes avec l’homme aux 31 titres sur terre battue, il semble avoir toutes les armes pour l’écarter une nouvelle fois de sa route. Face à Gilles Simon, le double finaliste (2009, 2010) de l’épreuve s’est montré à son meilleur niveau. Un service massacreur et des frappes à plat surpuissantes. Pas sûr qu’un Nadal en manque de repères résiste à la tornade…