Rafael Nadal
Le joueur espagnol Rafael Nadal | AFP - MIGUEL MEDINA

Nadal s'est fait peur

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Rafael Nadal est finalement venu à bout de Daniel Brands en 4 sets, 4-6, 7-6 (7/4), 6-4, 6-3. Pour son entrée en matière dans son jardin du Philippe Chatrier, l'Espagnol s'est fait quelques frayeurs face au géant allemand au bras droit dévastateur. Après la perte du premier set, le numéro 4 mondial a lutté pour remporter la 2e manche au tie-break avant de dérouler dans les deux derniers sets.

Comme en 2011 face à John Isner, la mise en route du tenant du titre a été laborieuse. Daniel Brands du haut de ses 1m96 a posé des problèmes à "Rafa". Il a même eu droit à un cadeau car pour la première fois depuis 9 ans, Rafael Nadal a perdu le premier set de son premier match. Même l'Américain n'avait pas eu droit à cet honneur il y a deux ans. On ne sait pas si l'Allemand, 59e joueur mondial, a vu cette rencontre, mais il s'est appuyé sur les mêmes armes : un service puissant (10 aces au total) et un gros bras droit qui ont fait mal au Majorquin. En coup droit mais aussi en revers. Face à un jeu, un brin stéréotypé (je m'appuie sur une grosse première balle pour entrer dans le court et pilonner l'adversaire), Nadal a tout de suite compris qu'il lui faudrait être patient. "J'ai essayé de résister. Il a très bien joué. Je devais trouver la clé pour contrer son jeu", a-t-il reconnu après la rencontre.

Le tie-break de la peur

Pendant une heure et demi, l'Espagnol a cherché, sans vraiment trouver. Multipliant les frappes neutres au milieu du court, il laissait le loisir à Brands, dont la confiance gonflait, d'allumer des mèches. A droite, à gauche, le septuple vainqueur Porte d'Auteuil a beaucoup couru. A la poursuite des frappes adverses, mais aussi des solutions qu'il ne venait. Bras croisés en tribunes, Tony, lui demeurait impassible, intimant à son poulain de se calmer. Que la brèche finirait par s'ouvrir. Pourtant à 0-3 contre son neveu, dans le tie-break, la nervosité commençait à gagner les rangs du clan. Elle s'est peut-être immiscé dans la tête de Daniel Brands qui a laissé revenir Nadal à 3-3, avant de s'effondrer sur un passing revers le long de la ligne. Sept à quatre dans le tie-break. Nadal n'était pas passé loin de la correctionnelle, mais comme souvent, a su laisser passer l'orage et profiter de la moindre éclaircie.

Gagnant mais frustré

A un set partout, Brands avait sûrement raté sa chance. D'autant qu'en carnassier qu'il est, Nadal se jetait sur la bête blessée pour breaker d'entrée de troisième manche. Brands était touché mais pas coulé. Moins précis, il voyait ses coups, qui étaient gagnants (51 au total, plus que Nadal qui en a inscrit 40) une heure plus tôt, sortir désormais de quelques centimètres. C'était suffisant pour un Nadal pour continuer à faire la course en tête et qui profitait des nombreuses fautes directes de son adversaire (53 en tout). A 4-3, il se payait une dernière frayeur en concédant une balle de débreak, finalement sans conséquence. La troisième manche était enlevée en 44 minutes (6-4). La dernière allait être encore plus rapide. Comme lors de la manche précédente, le break d'entrée sécurisait l'Espagnol qui prenait une troisième et dernière fois le service de son adversaire. Une victoire 6-3, la 53e sur l'ocre de Roland-Garros. Même s'il a perdu son 15e set en 9 participations, il pouvait quitter le Philippe Chatrier souriant., mais après une prestation qui n'a pas convaincu. Ni lui, ni les autres.

Vidéo : Les derniers échanges de Nadal - Brands

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Vidéo : L'interview de Rafael Nadal

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