Moncoutié Cofidis échappée Tour de France
David Moncoutié (Cofidis) s'est échappé sur le Tour de France | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Moncoutié roule aussi sur le plat

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On l’avait oublié mais David Moncoutié n’est pas qu’un grimpeur. On ne le verra jamais dans un sprint massif mais une petite échappée sur l’asphalte brûlante de la Normandie, ça se prend.

 

Quand radio Tour a annoncé le dossard 88 échappé avec le Japonais Arashiro et le Français Delaplace, on a d’abord cru à une erreur. Mais non, David Moncoutié était le Cofidis à l’avant. Le Lotois s’était fourré dans une drôle de galère : 214 km à parcourir à trois. « Ils annonçaient des orages dans le final et il y avait une bosse près de l’arrivée alors je me suis dit pourquoi pas partir de loin, raconte Moncoutié. Et puis dans le paquet, c’est très nerveux. Je me suis fait plaisir. »

Du plaisir et pourquoi pas un exploit à la clé. Ils sont rares en première semaine mais l’espoir sert toujours de carburant aux courageux. « C’est toujours bon pour le moral. Pourquoi ne pas tenter, reprend le grimpeur de Cofidis. On est une équipe invitée sur le Tour alors il faut se montrer offensif. On n’a pas de sprinteur dans l’équipe. Quand l’orage a éclaté à 60 km de l’arrivée, on y a un peu cru car ça pouvait désorganiser les sprinteurs. Moi qui n’aime pas ça d’habitude, j’étais content de voir arriver la pluie… »

Mais la pluie n’a pas duré aussi longtemps qu’espérée. Et le peloton a lentement grignoté ses secondes. Les trois hommes ont haussé le rythme mais on ne résiste pas au retour d’un peloton lancé à près de 60 km/h. Malgré la fatigue, David Moncoutié ne regrette rien de son escapade. « 214 km à trois, on n’a pas essayé de trop rouler, on a géré. Il y a deux journées plates avant le début de la montagne, ça va il y aura le temps pour récupérer. Je n’ai pas grillé de grosses cartouches. Je ne pense pas être trop usé pour les grosses étapes du week-end. »

Pour son dernier Tour, Moncoutié rêve de finir en beauté. Comme au temps de sa splendeur sur la Grande Boucle. « J’ai eu des derniers Tours difficiles mais j’ai aussi fini 13e du général en 2002. J’ai gagné deux étapes. Ce n’a pas toujours été mauvais pour moi cette course, lâche-t-il. Aujourd’hui c’était un coup de panache mais il y aura d’autres étapes plus faites pour moi. » On ne demande que ça.