Mahiedine Mekhissi
La joie de Mekhissi après sa médaille de bronze | AFP - Mark Ralston

Mekhissi fidèle au rendez-vous

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Mahiedine Mekhissi voulait repartir de Corée avec une médaille autour du cou. Ainsi soit-il ! Il a réussi son pari et elle sera en bronze. Une breloque qui aurait pu être d’un autre métal. Gêné par le Kenyan Kipruto à l’approche de la ligne d’arrivée, la France a porté réclamation mais sans succès. Le Champion d’Europe en titre est tout de même heureux de sa prestation et voit l’avenir en grand…

"Je pense que c'est un réflexe mais Kipruto me coupe la route. Il est au couloir N.1, il termine sa trajectoire au N.3. Je pense qu’il y a obstruction. Je vois qu'il craque devant, j'accélère, je donne tout et il se retourne et se décale", explique le vice-champion olympique 2008. "Mais, bon ce n’est pas à moi d’en décider. Il y a des juges. Je n’aime pas ce genre de problème. Je suis plutôt quelqu’un de fair play. C’est comme cela, c’est le sport", tempère-t-il.

Oublié l’affaire de la rixe avec Mehdi Baala en juillet dernier à l’arrivée du meeting de Monaco. Pestiféré il y a quelques semaines il est maintenant celui qui apporte une deuxième médaille à l’équipe de France. "J’étais venu pour décrocher une médaille, qu’elle soit en argent ou en bronze, c’est la même. Peu importe la couleur je suis satisfait", indique l’athlète. Une course qui tactiquement et techniquement a été pratiquement impeccable.

"Je fais juste une erreur dans cette finale. A 400m de la ligne, quand Kenboy attaque je ne suis pas au contact. Je suis loin de lui. C’est ce qui fait la différence. Ce sera pour une prochaine", regrette légèrement Mekhissi. Ce dernier, qui au passage, n’hésite pas à remercier la Fédération de l’avoir sélectionné après son "affaire".

Un Mekhissi qui était pourtant encore très loin du podium à 200 mètres de l’arrivée. "Ma devise est de ne jamais rien lâcher. Je me bats jusqu’au bout", indique l’homme aux trois couleurs (Or à Barcelone, Argent à Pékin et Bronze à Daegu). "Maintenant, j’espère que je serai champion olympique l’année prochaine ", conclut-il. Vivement Londres !

Gilles Gaillard