Mathieu (vs Isner)
Paul-Henri Mathieu "heureux" après son marathon face à John Isner | PATRICK KOVARIK / AFP

Mathieu: "J'en rêvais"

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Paul-Henri Mathieu "rêvait", lorsqu'il était blessé, de revivre des moments comme celui qu'il a connu jeudi lors de sa victoire en cinq sets et 5h41 de jeu sur l'Américain John Isner, au deuxième tour de Roland-Garros, a-t-il déclaré en conférence de presse.

Qu'avez-vous pensé après la balle de match?
Paul-Henri Mathieu : Je ne pouvais pas y croire. En fait je ne réalisais pas que le match  était fini. On a joué plus de cinq heures, à un moment je pensais qu'on  n'allait jamais finir. J'ai pensé au match de Nico (Mahut à Wimbledon en 2010),  ça m'a traversé l'esprit. Il y avait déjà eu deux jeux où j'avais des balles de  match, c'était dur. Il fallait à chaque fois me reconcentrer sur mes jeux de  service."
   
Vous rêviez de vivre des moments comme ça lorsque vous étiez blessé?
PHM :Oui j'en rêvais, c'est pour ça que je me suis battu. Ce sont des  moments indescriptibles. Aujourd'hui j'étais déjà content de jouer de nouveau  sur ce court. Même si j'avais perdu, j'aurais passé une journée incroyable sur  le court, avec tous ces gens à m'encourager. J'étais prêt à perdre.
   
Auriez-vous gagné ce match avant votre blessure?
PHM : C'est difficile à dire, j'ai envie de dire que oui. J'espère. C'est  vrai que ma blessure a fait changer beaucoup de choses, elle m'a fait prendre  beaucoup de recul. Avant je voulais tellement gagner que parfois je me  crispais. Mais c'est difficile à dire car là j'étais tout le temps devant au  cinquième set et j'avais du coup moins de pression sur mon service. Ca a été un  avantage.
   
Vous sentiez-vous capable de jouer aussi longtemps?
"Honnêtement non. Je ne m'étais pas entraîné plus de 2h30 depuis plus de  deux ans. Je ne savais pas, je ne me suis même pas posé la question. J'avais  bien récupéré après le premier tour. Je me suis dit que finalement j'étais  prêt. Là je suis un peu fatigué mais je n'aurais pas été plus frais il y a  trois ans.
   
Dans quel état serez-vous demain ?
PHM : On verra. Je ne l'avais pas encore dit mais je m'étais aussi fracturé  l'orteil en tapant contre un banc quatre jours avant le début du tournoi. Là, à  force de buter contre la chaussure, j'ai un gros hématome. Mais j'ai connu  pire! Je ne vais pas me plaindre.

AFP