Paul-Henri Mathieu - Roland-Garris 2012
Après quinze sets disputés en trois tours, Paul-Henri Mathieu a rendu les armes contre Marcel Granollers (N.20) | AFP - PATRICK KOVARIK

Mathieu : « Ca m’encourage pour la suite »

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Défait par Marcel Granollers au terme de cinq sets de bataille, Paul-Henri Mathieu essayait de tirer du positif de sa semaine à Roland-Garros au terme du premier grand chelem de sa « 2e carrière »

Quinze sets, c’est trop. Habitué à enchaîner les exploits depuis le début de la quinzaine, le revenant Paul-Henri Mathieu a enflammé les courts de la Porte d’Auteuil. Mais sa dernière sortie lui reste en travers de la gorge. « On est déçu parce que on voudrait sortir du match en ayant gagné. Après, forcement, il faut relativiser. Même si on en veut toujours plus, à un moment donner il ne faut pas exagérer. » Mais le Français n’en est pas à se satisfaire de ce résultat. Il visait plus. Il le reconnaît : « Ce résultat n’est pas une fin en soit. Je ne me contente pas d’un troisième tour. Après, je suis déjà content de mon parcours. Je suis fier, ça m’encourage pour la suite. »

Le niveau de jeu est là. Tous les spectateurs parisiens ont pu le constater. « Paulo » joue comme à ses plus belles heures. A lui maintenant de conserver cette intensité dans les tournois à venir. Et peut-être s’épargner quelques heures de jeu dans les premiers tours pour aller plus loin. « Je manquais un peu de jus mais je sentais bien la balle. J’avais vraiment les jambes lourdes au début du match. A force de me persuader que ça allait venir, je me sentais léger. Malheureusement, c’est revenu au début du cinquième. J’ai commencé à avoir mal partout. Peut-être que si j’avais pu remporter le premier jeu du cinquième, la fin aurait été différente… On ne va pas refaire le match ». Une fois de plus, c’est dans la tête que le Français a été fort pour tenir près de 4h de jeu. « J’ai tenu qu’au mental. J’ai pensé aux moments difficiles d’où je venais. »

L’actuel numéro 262e mondial peut tirer beaucoup d’enseignements de sa semaine. « J’ai appris que j’étais capable de refaire des longs matchs en grand chelem. Je suis arrivé sur ce tournoi sans m’entraîner comme je le souhaitais. Il y a beaucoup de positif. C’est le premier Roland de ma « 2e » carrière, j’espère qu’il y en aura d’autres. »

Il est sûr que le Français reviendra bientôt sur les courts. Il a déjà utilisé son classement protégé pour entrer dans le tableau final de Wimbledon. Pour d’autres exploits ?