Mark Cavendish
Mark Cavendish | PASCAL GUYOT / AFP

Mark Cavendish craint "dégun"

Publié le , modifié le

A Marseille, le Britannique Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) a remporté la cinquième étape du Tour de France (228 kilomètres), la première en ligne sur le continent. Il a devancé Edvald Boasson Hagen et Peter Sagan au terme d'un sprint final marqué par une impressionnante chute. Quatre baroudeurs, dont le Français Kevin Reza (Europcar), partis depuis le kilomètre zéro, ont animé l'étape du jour mais se sont fait reprendre à l'approche de la cité phocéenne. Simon Gerrans (Orica-GreenEDGE) conserve le maillot jaune de leader.

En difficulté depuis le début du Tour en Corse, l’homme aux 23 victoires sur le Tour vient de rajouter un 24e succès à sa collection. Au terme d’une des plus longues étapes de cette 100e édition, « Cav’ » n’a laissé aucune chance à ses principaux concurrents. Parfaitement propulsé par ses coéquipiers, le Britannique a levé les bras à Marseille sur une étape taillée pour les coureurs de sa trempe. Il n’a sans doute pas remarqué, derrière lui, l'importante chute à quelques hectomètres de la ligne qui a retardé la grande majorité du peloton. "Pour être honnête, ce n'était pas un sprint compliqué. Je n'ai rien eu d'autre à faire que rester dans la roue de mes coéquipiers qui ont fait un super travail", a déclaré Cavendish. "Je n'avais qu'à rester patient, je n'ai produit mon effort qu'aux 150 mètres".

Revivez la 5e étape du 100e Tour

Suivant à la lettre le scénario annoncé, l'étape démarrait à Cagnes-Sur-Mer comme escompté. Six coureurs formaient le groupe de tête du jour : Romain Sicard (Euskaltel-Euskadi), Anthony Delaplace (Sojasun), Kévin Reza et Yukiya Arashiro (Europcar), Alexey Lutsenko (Astana) et Thomas de Gendt (Vacansoleil). Une échappée au (très) long cours, comptant trois tricolores, qui prenait rapidement son envol. La barre des dix minutes d’avance était en effet franchie après une trentaine de kilomètres seulement.

Bouhanni en difficulté

Le peloton, mené par une formation Orica-GreenEDGE sereine, se contentait d’abord d’assurer le tempo et de maîtriser les six baroudeurs à distance. Après 100 kilomètres de course, l’écart se stabilisait ainsi autour des dix minutes. Un seul coureur était à la traîne, fatigué et gêné par des problèmes gastriques : le sprinteur français Nacer Bouhanni, pourtant présenté comme l’un des favoris du jour. Le champion de France confirmait son début du Tour compliqué en traînant dans les voitures, incapable de prendre le train en marche pendant près de 15 kilomètres. Hormis une chute sans gravité d’Andreas Klöden et quelques crevaisons, le peloton restait bien calme.

L’écart, à la baisse, demeurait longtemps intéressant pour les six hommes de tête (8’ à 80 kilomètres, puis 6’ à 50 km), obligeant quelques équipiers de Lotto-Belisol (pour André Greipel) et d’Argos-Shimano (pour Marcel Kittel et John Degenkolb) à soutenir les hommes du maillot jaune afin d’accélérer la cadence. Inquiet, Thomas de Gendt plaçait alors une offensive payante : trois camarades d’échappée sur cinq parvenaient à le suivre, dont un seul Français, Kevin Reza. Les quatre hommes de tête reprenaient immédiatement une avance un peu plus confortable… et pouvaient commencer à envisager sérieusement une victoire d’étape.

Fin d’étape nerveuse

En tête de peloton, les Lotto-Belisol et, progressivement, les Omega Pharma-Quick Step de Mark Cavendish passaient enfin la seconde, conscients que les quatre baroudeurs pouvaient leur échapper. De Gendt, particulièrement en jambes, ne ménageait pas ses efforts pour maintenir l’écart qui, irrémédiablement, s’effritait. Avec 2’30 de retard à 25 kilomètres de la ligne, d’autres équipes faisaient leur apparition devant la meute afin de soutenir l’accélération générale : Cannondale (formation du maillot vert Peter Sagan), mais aussi Sky (Chris Froome) et Saxo-Tinkoff (Alberto Contador).

Kevin Reza puis Yukiya Arashiro tentaient de se débarrasser de leurs compagnons de tête, en vain, provoquant un peu plus de nervosité au sein de l’échappée. Derrière, le peloton n’était pas en reste, victime d’une chute retardant Pierre Rolland, mais excluant surtout Marcel Kittel du sprint final. Une éventualité de plus en plus plausible, car le club des quatre calait au pire moment (20’’ à 12 km) en raison d’un fort vent de face. Lutsenko et Reza tentaient bien un baroud d’honneur, mais les hommes en tête depuis le départ étaient happés par sous la banderole des 5 kilomètres.

Une situation rêvée pour le meilleur sprinteur du monde, Mark Cavendish, qui s'imposait sans difficulté, parfaitement lancé par ses hommes d'Omega Pharma-Quick Step, malheureux deuxièmes hier au contre-la-montre par équipes

Le Britannique valide ainsi sa 24e victoire sur le Tour depuis 2008, et s'approche un peu plus du podium des coureurs les plus victorieux sur la Grande Boucle, un Top 3 formé par la légende belge Eddy Merckx (34) et les Français Bernard Hinault (28) et André Leducq (25).

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