Samuel Sanchez
Samuel Sanchez | AFP - Lionel Bonaventure

Marée orange en vue

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Avec l’arrivée dans les Pyrénées, ce jeudi, l’équipe basque Euskaltel-Euskadi devrait être à la fête. Relativement discrets depuis le début du Tour, les hommes d’Igor Gonzales Galdeano, et notamment Samuel Sanchez, espèrent bien jouer les premiers rôles à Luz-Ardiden. Au même endroit où, 10 ans plus tôt, Roberto Laiseka avait offert à la formation orange sa première victoire sur le Tour.

Après 10 jours de course sur des profils plutôt plats, la montagne est attendue de pied ferme par la plupart des leaders. Pour la première incursion pyrénéenne, le peloton va pouvoir s’en donner à cœur joie sur les pentes du Tourmalet et de Luz-Ardiden. Un programme qui donne le sourire à la formation basque Euskaltel-Euskadi qui se rapproche ainsi de ses terres. « Aujourd’hui, on s’attend à une marée orange et nous allons essayez d’en être à la hauteur », confie un Samuel Sanchez, l’air décidé. Si on ne l’a pas trop vu aux avant-postes lors de la première moitié du Tour, le leader d’Euskaltel-Euskadi reste un coureur sur lequel il faut compter. Troisième de la Flèche Wallonne, 6e de Paris-Nice et du Tour du Pays Basque, 10e de Liège-Bastogne-Liège, Sanchez a réalisé une saison 2011 plutôt satisfaisante. L’an passé, il avait fini 4e du Tour de France et, même si la concurrence est rude, il se verrait bien réaliser une performance similaire. Son manager se montre d’ailleurs confiant : « « Nous comptons effectivement sur Samuel Sanchez qui est bien placé au classement général. Il a perdu du temps mais a évité les chutes. Je peux vous assurer qu’il est dans une bonne forme ».

Au classement général, le grimpeur orange pointe actuellement en 20e position à 5 minutes du maillot jaune. Pas de quoi être défaitiste donc mais, dans la montagne, la bataille risque d’être acharnée. Il va lui falloir être à son meilleur niveau pour venir recoller aux cadors. Il se montre d’ailleurs lucide : « Les premiers jours dans la montagne, si tu n’as pas les bonnes jambes, tu peux perdre beaucoup de temps. Et même le Tour. » « Aujourd’hui, je pense que Leopard Trek, Saxo Bank et BMC vont vouloir contrôler la course, estime le manager de l’équipe basque. Nous, on va essayer, avec Samuel, d’être avec eux. » Pour les encourager, les coureurs d’Euskaltel-Euskadi devrait trouver le long des routes un soutien de choix : une marée de supporters orange qui ne rêve que d’une chose : revoir un Basque s’imposer à Luz-Ardiden. Comme il y a 10 ans quand Roberto Laiseka, désormais retraité, avait littéralement enthousiasmé les foules en offrant à l’équipe Euskaltel-Euskadi sa première victoire sur le Tour.

Isabelle Trancoën