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Nicolas Mahut | DR

Mahut: "Je suis attaché à l'idée de dépassement"

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Le 24 juin dernier il entrait dans la légende du tennis. Si ce n’était que le premier tour du tournoi de Wimbledon, Nicolas Mahut a participé à un match hors norme. Le Français s’est incliné face à l’Américain Isner, 70-68 dans le cinquième set, dans un match record de 8h11 minutes de jeu et 183 jeux. Avant quelques jours de repos en Auvergne, Mahut a fait un passage par le Tour. Il nous livre ses ambitions et explique sa passion pour la Grande Boucle.

Ce fameux match record a-t-il changé quelque chose dans votre vie ?
J’ai montré que je pouvais repousser mes limites et me frotter aux meilleurs. Je suis 150e joueur mondial. La route va être longue, mais mon objectif à présent est de rentrer dans les 100 premiers mondiaux, puis dans les 50. Revivre une expérience comme j’ai vécue, cela ne sera pas possible. Mais aller en deuxième semaine d’un tournoi du Grand Chelem, pourquoi pas ? Clairement aujourd’hui je m’en sens capable.

Que représente le Tour de France pour vous ?
Le Tour c’est l’épreuve phare de l’année qu’il faut suivre. J’ai toujours été attiré par les étapes de montagne. Le maillot du meilleur grimpeur c’est un symbole. Il me fascine. Ce maillot est synonyme de dépassement de soi. Il a un sens ce maillot. Un maillot pour les combattants. Je suis attaché par l’idée de dépassement.

Les étapes de montagne ont plus d’intérêts pour vous ?
J’aime les étapes de montagne car l’on voit la souffrance sur le visage des coureurs. Pour les spectateurs, ce sont des grands moments de sport qu’ils nous font partager. Je suis moins sensible lors d’étapes de sprint…

Avez-vous suivi la première partie de ce Tour 2010 ?
J’aimerais bien que Lance Armstrong ne termine pas comme cela. J’ai un petit pincement de le voir à 13 minutes du leader. Malgré tout ce que l’on peut dire sur Lance Armtrong, c’est un grand champion qui a marqué son sport. J’aime quand les grands champions partent par la grande porte. Même, si mon favori est Andy Schleck. C’est un francophone puis il a un rapport spécial avec son frère… J’apprécie son style.

Pratiquez-vous un peu de vélo ?
Il y a quelques temps en préparation hivernale, nous avions monté l’Alpe d’Huez. J’avais mis une heure. Mais pendant une semaine j’avais eu une tendinite à cause de la selle et je n’avais pu jouer au tennis pendant une semaine. L’effort avait été violent. Arnaud Clément, lui, avait fait une belle performance en montant le col en 50 minutes.

Gilles Gaillard