Tour de France Lloyd Mondory chute
Lloyd Mondory debout au milieu d'une hécatombe de vélos | AFP - Pascal Pavani

Lloyd Mondory s'en sort bien

Publié le , modifié le

Lloyd Mondory s'est retrouvé sur le devant de la scène dimanche entre Rotterdam et Bruxelles. Le coureur d'AG2R, qui jouait la gagne dans le sprint final, s'est retrouvé projeté au sol dans les derniers mètres, accrochant au passage l'Américain Tyler Farrar. Son vélo a été traîné sur une trentaine de mètres. Mondory franchissant la ligne à pied mais sans "casse". Il revient sur cette chute.

Comment s'est passé la chute ?
"J’ai été surpris. Tout allait bien et j’avais décidé de prendre la roue de Petacchi. Il a lancé le sprint à 250 mètres de l’arrivée. Avec un faux plat montant comme cela, c’est le style d’arrivée qui me convient le mieux. C’est là où il faut le plus de punch et par forcément un grand braquet. C’était un avantage pour moi. Etant placé ou j’étais, tout était possible. J’étais capable de gagner ou de jouer le podium. Tout à coup, j’ai été poussé violemment dans le dos et j’ai été propulsé sur la gauche de la route. Je suis donc rentré dans l'Américain Tyler Farrar et malheureusement le sprint s’est arrêté pour nous deux. En fait, en regardant à nouveau les images, l’on s’aperçoit que c’est le Belge Roelandts qui est limite de tomber dans les barrières, il me pousse en essayant de se rétablir. C’est dommage pour moi".

Avez-vous pensé que le Tour était terminé pour vous ?
"J’ai eu peur. Le Tour c’est trois semaines de course. Et l’on saitqu’après une chute, l’organisme met plusieurs jours à récupérer. Ilfaut du temps pour cicatriser et cela prend toujours beaucoupd’énergie. Puis, j'avais connu le même scénario il y a quinze jours sur le Tour de Suisse. Je suis tombé et j’ai eu mal à la cheville etle lendemain je ne pouvais plus marcher. Là, heureusement ce n’est pasle cas. J’espère maintenant que tout va aller. J’attends la bonneoccasion et espère que ma bonne étoile va briller".

Les sprints sont-ils plus dangereux qu'il y a quelques années ?
"Tout est toujours pareil dans les sprints. Il n’y a pas de changement. A l’époque de Merckx ou d’Hinault, il y avait toujours autant de tension et de nervosité dans le peloton. Le Tour à travers les années reste un symbole gigantesque".

Mark Cavendish était impliqué dans la première chute, est-il, comme beaucoup l'affirme, un coureur dangereux ?
"Non. Il ne faut pas dire que Mark Cavendish est plus spécialement dangereux qu’un autre. Dimanche, il n’y est pour rien. Une partie du peloton est arrivée trop vite dans un virage à deux kilomètres et demi de l’arrivée et une majeur partie du peloton n’a pas réussi à aborder la courbe correctement. C’est la vitesse qui est responsable sur ce coup là et rien d’autre".

Gilles Gaillard