Lione Marie Orica-Greenhedge portrait voiture
Lionel Marie, le directeur sportif d'Orica-Greenhedge | DR

Lionel Marie : « Pas évident de battre Cavendish… »

Publié le , modifié le

Le Tour de France se termine et les Orica-GreenHedge attendent toujours leur première victoire. Le directeur sportif Lionel Marie espère que son sprinteur Matthew Goss aura son mot à dire sur les Champs-Elysées. Mais il faudra battre Mark Cavendish.

Question : Elle vous fait rêver l’étape reine des sprinteurs ?
Lionel Marie : « A double titre elle nous intéresse. On fait partie des équipes qui n’ont pas gagné et nous avons Matthew Goss, un sprinteur de niveau mondial. Il faudrait pouvoir la faire celle-ci. Finir sur les Champs-Elysées avec une première victoire, ça a été fait par d’autres équipes. On aimerait bien faire la même chose. »

Q : Pourquoi les Champs-Elysées sont mythiques ?
LM : « C’est d’abord le paysage et le public. C’est quand même particulier. Les Champs-Elysées sont privatisés pour une épreuve cycliste ! ça donne une belle vue de Paris. Et puis c’est aussi la fin de trois semaines où on était tous ensemble. C’est une belle conclusion. »

Q : Vous avez un plan pour battre Cavendish, invaincu sur les Champs depuis 2009 ?
LM : « On n’est pas désarmé mais… On essaye de rouler devant, ça ne marche pas. Etre derrière non plus. Il faut un bon timing et ça met du temps à se mettre en place. On est toujours dans cette logique. On espère aussi que Cavendish fera une erreur. Il faut le pousser à la faute. Nul n’est imbattable mais il est le meilleur. Peut-être qu’il y aura des vagues avec Sagan et Greipel. On espère être là pour tirer les marrons du feu. Mais il n’est pas évident à battre le garçon. »

Q : L’équipe doute-t-elle ?
LM : « Non, il n’y a pas de doute. L’important, c’est de faire son travail. Après, si on est battu par plus fort, il n’y a rien à dire. On a du mal à digérer quand on est battu par des décisions qui ne nous appartiennent pas. Il ne faut pas oublier que l’équipe n’a que sept mois d’existence. Ce Tour est l’une des rares courses à étape où on n’a pas gagné au moins une étape. On essayera de faire mieux l’année prochaine. »

Q : Si vous ne gagnez pas la dernière étape, ce Tour sera une déception ?
LM : « C’est toujours une déception quand on arrive sur une épreuve comme le Tour de France et qu’on ne gagne rien. Surtout que nous avions les moyens. Après on est aussi un peu frustré d’avoir perdu la motivation pour la course au maillot vert. On fait deux fois deuxième, troisième, quatrième. On était présent et on a pris nos responsabilités. La première semaine on a beaucoup roulé, nous étions présent dans l’étape de Cap d’Agde pendant 200 kilomètres. On est quand même satisfait. Il manque la cerise sur le gâteau, la victoire. Le Tour de France, ce sont les Jeux olympiques mais c’est tous les ans. »

Q : L’année prochaine, vous reviendrez pour les sprints ou avec d’autres ambitions ?
LM : « Matthew aura pris une autre dimension l’année prochaine. Certainement qu’on sera là autour du maillot vert. Dans la mesure où on n’a pas recruté de coureur pour le classement général, ce sera la motivation de l’équipe encore pour un an. »