Ligue 1: Lille change de mains et plonge dans l'inconnu

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Auteur·e : AFP
Gérard Lopez, désormais ancien patron du Losc
Gérard Lopez, désormais ancien patron du Losc | AFP - FRANCOIS LO PRESTI

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Acculé financièrement, le propriétaire Gérard Lopez a été contraint de céder le Losc quatre ans après sa prise de pouvoir au fonds d'investissement Merlyn Partners, à 48 heures d'un choc contre le Paris SG où les Dogues vont tenter de garder leur première place de L1.

Epanoui sur les terrains, avec une place de leader du championnat et une qualification pour les 16e de finale de la Ligue Europa, le Losc subit une crise de gouvernance inattendue avec le départ de Gérard Lopez, l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois et l'arrivée d'Olivier Létang, ancien dirigeant du Paris SG et de Rennes, qui devient le nouveau président du club nordiste.

"Le LOSC SA a le plaisir d'annoncer la finalisation du transfert de propriété de la société Victory Soccer Limited, propriété de Gerard Lopez, à Callisto Sporting S.à.r.l., propriété de Merlyn Partners SCSp. La transaction a été finalisée le 18 décembre 2020", détaille le club nordiste dans un communiqué publié dans la soirée.

Très endetté auprès d'Elliott Management, qui lui avait permis de racheter le Losc début 2017 et d'y investir beaucoup d'argent ensuite, Gérard Lopez a été poussé vers la sortie par le fonds d'investissement américain.

Lopez, qui avait emprunté plus de 225 millions d'euros à Elliott Management lors de ses premiers mois de mandat, a été poussé vers la sortie par le fonds d'investissement américain, à qui il avait remboursé moins de la moitié de cette somme.

"J'ai atteint mon objectif"

"Mon objectif a toujours été de redresser sportivement le LOSC. Quand je suis devenu président, le club était à la 17e place de la Ligue 1. Aujourd'hui, l'équipe obtient d'excellents résultats sportifs et est classée 1ère de Ligue 1. J'ai atteint mon objectif et je crois qu'il est maintenant temps pour un nouveau propriétaire de prendre la relève, et pour moi de me concentrer sur d'autres entreprises sportives", affirme le désormais ancien président dans ce communiqué.

"Compte tenu des difficultés récentes en Ligue 1 et en particulier de l'incertitude entourant le contrat des droits TV pour le championnat de France, il est important que le LOSC soit détenu par un propriétaire de référence, à la solidité financière reconnue comme Merlyn. Sous mon égide, et tout en maintenant des ambitions sportives élevées, nous avons investi plus de 150 MEUR en achats de joueurs et généré encore davantage de revenus. Je quitte donc le club en laissant derrière moi un héritage de talents pour le futur", conclut M. Lopez.

Le texte confirme par ailleurs le départ du conseiller sportif de l'ancien président, Luis Campos, un dénicheur de talents hors pair qui risque de beaucoup manquer au Losc lors des futurs mercatos.

Dette réduite, fonds injectés

Le texte précise également que "la volonté de Merlyn est de capitaliser sur les résultats sportifs obtenus au cours des saisons passées et de garantir que ce succès soit durable à long terme en s'appuyant sur une situation financière solide et une équipe de direction forte (...) Dans le cadre de la nouvelle stratégie financière, l'encours de la dette du LOSC sera considérablement réduit et de nouveaux fonds propres seront injectés dans le club."

Exit Lopez, bonjour Létang, donc, nommé président-directeur général du Losc. "Mon intention est que le club atteigne son plein potentiel et je veillerai à la bonne gestion du LOSC sur les plans sportif et financier (...) avec le football au coeur du projet", affirme le nouveau dirigeant, ancien président de Rennes et directeur sportif du PSG, qu'il retrouvera donc dimanche dans son nouveau costume.

Sur le papier, cette transition semble se faire en douceur puisque le staff technique et notamment l'entraîneur Christophe Galtier ne sont pas concernés par ces bouleversements.

Reste à savoir si les joueurs lillois ne seront pas perturbés au moment de défier le PSG dimanche et si l'effectif ne sera pas bouleversé lors du prochain mercato.

AFP