Affaire d'extorsion : un an de prison ferme requis contre l'ex-footballeur Souleymane Diawara

Publié le , modifié le

Auteur·e : AFP
Souleymane Diawara
Souleymane Diawara sous les couleurs de l'OM en 2013. | CAROLINE SEIDEL / AFP

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L'ancien joueur de l'OM, Souleymane Diawara comparait devant le tribunal correctionnel de Dignes-les-Bains, ce jeudi 25 avril, dans une affaire d’extorsion de voiture. Les faits remontent à 2012 et 2015.

Trois ans de prison, dont un ferme, ont été requis jeudi contre l'ancienne star de l'OM Souleymane Diawara, jugé à Dignes-les-Bains (sud-est) dans une affaire d'extorsion à l'encontre d'un vendeur de voitures de luxe avec lequel il avait un contentieux. La même peine a été requise contre son frère Adama, et des peines d'emprisonnement moins élevées ont été demandées à l'encontre de quatre autre prévenus.

Poursuivi pour complicité, l'ancien défenseur avait acheté en 2012 pour 50.000 euros, en liquide, une Porsche Cayenne. Le vendeur, depuis condamné pour escroquerie dans une autre affaire, ne lui aurait pas dit qu'il s'agissait d'une voiture volée.

Le tribunal reproche à l'ancien footballeur international sénégalais d'avoir envoyé trois ans plus tard son frère et les quatre autres prévenus au domicile du vendeur à Reillanne (Alpes-de-Haute-Provence), lui réclamant un versement de 50.000 euros à leur tour et repartant avec une BMW "en gage".

"Un peu naïf"

Lors de l'audience, l'ancien de l'OM et de l'OGC Nice a expliqué avoir parlé au téléphone avec le vendeur, pendant cette expédition. "Je lui dis -tu m'as souvent menti, je prends quelque chose en garantie, la BMW 7 en caution-. Il a accepté."

Diawara a ensuite précisé que la voiture devait être rendue après un premier versement de 10.000 euros, puis de 2.000 euros par mois ensuite. Vêtu d'une chemise sombre et d'un jean gris, l'ex-footballeur de 40 ans a admis avoir été "un peu naïf" lors de sa première rencontre avec le vendeur de voitures, à l'été 2012 sur une plage de Saint-Tropez.

Diawara avait fait deux mois et demi de détention provisoire à l'époque des faits. Les plaidoiries des avocats et les réquisitions du procureur sont attendues en fin de journée.

AFP