Le peloton va vite Tour de France 2010
Le peloton va vite | AFP - Joel Saget

Les sprinteurs à l’honneur

Publié le , modifié le

Fini les grimpeurs, place aux sprinteurs ! Entre Salies-de-Béarn et Bordeaux, la dix-huitième étape promet d’être rapide. Alessandro Petacchi, qui comptabilise seulement quatre points de retard sur Thor Hushovd au classement par points, tentera de ravir le maillot vert au Norvégien. Mark Cavendish prendra sûrement part au duel. Andy Schleck et Alberto Contador, les deux favoris, devraient mener une course tranquille dans le peloton.

Le maillot vert suscite les convoitises. Cette nouvelle étape sera l’avant-dernier combat des sprinteurs (l’étape des Champs-Elysées leur étant promise). Alessandro Pettachi a de quoi bousculer Hushovd de son trône pour, peut-être, étrenner la tunique verte. A seulement quatre points du coureur de la Team Cervélo, l’Italien n’aura seulement qu’à rester dans la roue du Norvégien pour s’accaparer du maillot vert. Le vétéran de la Lampre (36 ans) profitera de son expérience d’ancien vainqueur du classement par points du Giro et de la Vuelta. Pettachi damera-t-il alors le pion à Hushovd ? Rien n’est joué. D’autant plus que Hushovd a montré ses limites en sprint massif, n’obtenant que deux places dans les cinq premiers (3e à Bruxelles et 5e à Montargis). Sa victoire à Arenberg et ses belles prestations en montagne lui ont valu le droit d’être vêtu de vert. Mais pour combien de temps ? « Ca devrait se jouer entre Pettachi et Hushovd », indique l’ancien sprinteur français Jean-Patrick Nazon. Ni plus, ni moins.

Car Mark Cavendish, à vingt-sept points de Hushovd, devra compter uniquement sur lui-même pour remporter la victoire d ‘étape après l’exclusion de son poisson pilote, Mark Renshaw. Mais l’affaire n’est pas compromise. Le Britannique est redevenu le plus rapide. Et le voir triompher à Bordeaux puis à Paris ne serait qu’une demi-surprise. Quand on sait qu’il sera accompagné par Bernhard Eisel, un coureur à la rapidité confirmée apte à honorer sa mission…

Dans le peloton, on devrait logiquement retrouver les deux ténors de la Grande Boucle. Andy Schleck et Alberto Contador mettront, le temps d’une journée, leur duel de côté avant de le relancer une dernière fois demain dans une étape de contre-la-montre. Malgré sa victoire au Tourmalet, le Luxembourgeois n’a pas su inquiéter son rival espagnol, qui conserve ses huit secondes d’avance et son maillot jaune. Le protégé de la Saxo Bank repartira au combat à Bordeaux. Pour l’honneur, a-t-on envie de dire. Car les chances de voir Schleck enfiler le précieux maillot à Paris sont minimes, Contador étant meilleur sur ce type de course.

Une ville habituelle de la Grande Boucle

A partir de Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques), la course met le cap vers le nord. Le parcours, sans réel inégalité de niveau, visite la forêt des Landes avant de rejoindre Bordeaux, la ville qui, hormis Paris, a reçu le plus souvent le Tour. Il faut remonter à 2003 et la victoire en solitaire du Néerlandais Servais Knaven pour voir la capitale girondine abriter une arrivée d’étape. Départ de Salies-de-Béarn à 12h55, arrivée à Bordeaux vers 17h20.

Par Rayan Ouamara