Le revers de Richard Gasquet, sa meilleure arme
Le revers de Richard Gasquet, sa meilleure arme | AFP - Patrick Kovarik

Les Mousquetaires montent en régime

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Après la qualification de Tsonga hier, et avant Simon mardi, Richard Gasquet a validé son billet pour le 2e tour en s’imposant 7-5, 6-3, 6-0 en 2h03 contre Radek Stepanek (56e mondial). Une bonne entrée en matière face à un joueur déstabilisant. Dans le même temps, Gaël Monfils (N.9) a disposé difficilement de l'Allemand Bjorn Phau : 4-6, 6-3, 7-5, 6-O. Comme souvent trop attentiste, le Parisien a pris le dessus physiquement sur son adversaire au fil du match.

Jugé « en forme » avant son arrivée pour le deuxième Grand Chelem de la saison, grâce à sa demi-finale au Masters 1000 de Rome, Richard Gasquet a dû offrir une âpre bataille pour se sortir du surprenant Radek Stepanek, ancien 8e joueur mondial : 7-5, 6-3, 6-0 en un peu plus de deux heures de jeu. Non, ce n’était pas le Richard virevoltant tombeur de Roger Federer et Tomas Berdych dans la capitale transalpine mais c’était un Richard appliqué. Les coups de fusil ont pris du temps à partir mais ont réveillé le public du Lenglen. La première manche a donc pris du temps à trouver son rythme. Appliqué mais sans explosivité, Gasquet a dû attendre de mener 6-5 pour ravir le service de son adversaire. Dans un deuxième set plus maîtrisé, le numéro 2 français a fait son match, concluant la manche avec 12 coups gagnants et 11 fautes directes. Plus en confiance sur ses frappes, le Biterrois a pris la mesure d’un serveur-volleyeur compliqué à maîtriser. La troisième manche a été à une formalité. «Le premier set était très important, je me suis bien accroché, at-il commenté à l'issue du match. J'étais prêt à tenir cinq sets aujourd'hui. Il y avait beaucoup de public dans les tribunes et j'avais envie de bien faire. Je suis content de cette victoire ». Au deuxième tour, le 16e joueur mondial affrontera l'Espagnol Marcel Granollers,  tombeur d'Alex Bogomolov : 6-3, 3-6, 7-6, 6-2. Pour éventuellement affronter Bellucci au troisième tour et Djokovic en huitième. Tout un programme…

Monfils puissance diesel

Disposant du meilleur classement de sa carrière (9e) et d'un tableau plutôt facile, Gaël Monfils était très attendu sur l'ocre de Roland-Garros. Demi-finaliste en 2008 puis quart de finaliste l'année suivante, il avait déçu le public parisien en 2010 en s'inclinant dès le premier tour face à l'Italien Fognini. On ne l'y reprendra pas cette fois ! Même s'il n'a pas été souverain face à un joueur bien inférieur à lui, Monfils, peut-être sous tension à l'entame du tournoi, a assuré l'essentiel en s'imposant : 4-6, 6-3, 7-5, 6-O en 2h17.

En arrivant à Roland-Garros, comme toujours, sans repère, Monfils était à la recherche de sensations. Il sort de son premier tour pas franchement rassuré mais avec l'impression du devoir accompli. Pourtant face au 145e joueur mondial, le Parisien ne prend pas le jeu à son compte et voit le premier set lui filer sous le nez 4-6. En cause, le jeu de jambes remarquable de son adversaire et un jeu à la volley inspirée. Heureusement pour lui, avec un coup droit retrouvé, il maintient son adversaire à distance et le fait plier peu à peu dans la manche suivante. Les statistiques de la troisième manche son à l'image de la rencontre. Avec 5 fautes directes et 5 coups gagnants, la "Monf" attend que son adversaire dégoupille. "Agaçant", tant on aimerait le voir entrer dans le court, prendre la balle plus tôt et donner le ton du match. Monfils a tout de même fait le métier face à un Phau accrocheur. Quelques coups droit bien sentis et des glissades dignes de "slider man" ont ravi le public du Suzanne Lenglen. La quatrième manche a vu l'Allemand baisser de régime et concéder deux breaks d'entrée de set. A l'expérience, Monfils s'adjugeait la rencontre 6-0 et se rachetait quelque peu.

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