Paralympiques : Rachid Arhab (CSA) appelle les chaînes à diffuser des directs

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Rachid Arhab, conseiller au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), a regretté mercredi que France Télévisions et les chaînes privées aient décidé de ne pas diffuser les épreuves Paralympiques, mais estimé qu'il y avait des avancées en terme de couverture par rapport à Pékin.

"France Télévisions et les chaînes privées pourraient diffuser davantage de  direct", a estimé le président de la mission sport du CSA, en réaction aux  critiques de sportifs sur le manque de médiatisation par les télés françaises  des Paralympiques, qui démarrent ce mercredi. "Mais ce n'est pas trop tard. Les chaînes peuvent encore le faire,  notamment pour le tennis ou le rugby, des disciplines extraordinaires et  spectaculaires à voir et qui valorisent le handicap", a ajouté M. Arhab.

Le CSA, qui n'a pas le droit de toucher à la ligne éditoriale des chaînes,  n'est pas habilité à imposer aux télés la diffusion des jeux Paralympiques. Le gendarme de l'audiovisuel et le défenseur des droits, Dominique Baudis,  ont organisé plusieurs réunions cette année entre la Fédération française du  sport adapté, la Fédération Handisport et les chaînes privées et publiques.  L'objectif était d'assurer une "plus large exposition" des Paralympiques, selon  M. Arhab.

"Les chaînes se sont engagées à faire plus de reportages et de magazines en  amont. De ce point de vue, il me semble qu'il y a des avancées. Aux  Paralympiques de Pékin, on n'avait presque rien vu", a estimé M. Arhab. Lors de ces réunions, les chaînes s'étaient également engagées à acheter  des épreuves à France Télévisions, détentrice des droits. Finalement, seule la  chaîne locale TV8 Mont-Blanc en a racheté.

Les jeux Paralympiques s'annoncent comme les plus grands jamais organisés,  avec 166 pays représentés, 4.200 athlètes - soit le plus gros événement sportif  en nombre de participants après les jeux Olympiques - et la quasi-totalité des  2,5 millions de billets déjà vendus, une première.

AFP