Wendie Renard
Wendie Renard, défenseur de l'équipe de France | AFP - ARNE DEDERT - DPA

Wendie Renard, entre prudence et enthousiasme

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A 14 jours de l'entrée en lice de l'équipe de France féminine dans le tournoi olympique contre les USA, les Bleues affrontent ce soir la Russie à Beauvais. La Martiniquaise Wendie Renard sera, comme toujours, en charnière centrale. La perspective de ses premiers Jeux l'enchante mais elle les aborde avec prudence car il faudra d'abord "sortir des poules".

Le souvenir du Mondial est tenace. Cette demi-finale perdue contre les Etats-Unis (défaite 3-1) est encore dans la mémoire de Wendie Renard. "On rate de peu la finale, ça s'est joué à peu de choses. On a manqué d'expérience mais dans le jeu on avait rivalisé. Elles ont été plus efficaces", se remémore-t-elle.

C'est donc animée d'un esprit de revanche que la Martiniquaise et les Bleues abordent les Jeux Olympiques qui débuteront le 27 juillet à Londres. Enfin un peu avant pour les joueuses de Bruno Bini, le  25, justement contre les Américaines avant d'affronter la Corée du Nord et la Colombie. "Il faudra faire un bon résultat d'entrée. On a l'un des groupes les plus difficiles. Les deux meilleurs troisièmes sont qualifiés, ça nous laisse une chance, mais avant de parler de médaille, il va falloir sortir des poules", prévient-elle. Les deux autres adversaires des Bleues en revanche, "je ne les connais pas trop", admet celle qui a réalisé un second doublé Championnat-Ligue des Champions cette saison, après celui de 2011.

Les JO: "Extraordinaire"

A 22 ans, la native de Schoelcher en Martinique va découvrir, à l'instar de ses coéquipières, les JO. "C'est quelque chose d'extraordinaire, il y aura un engouement exceptionnel à Londres, ça va être formidable de le vivre au moins une fois dans sa carrière". Elle qui a connu son premier Mondial à 21 ans, l'émotion sera-t-elle plus forte ? "On ne peut pas comparer avec une Coupe du monde. Les JO, c'est tous les sports, une ambiance formidable, mais un Mondial reste un Mondial". Selon elle, les Bleues pourraient d'ailleurs se servir de l'expérience en Allemagne l'été dernier pour "ne pas refaire les mêmes erreurs" aux JO. "J'ai confiance en ce groupe, on a de la qualité. Avant le début du Mondial, on appréhendait, mais on a vu qu'on pouvait rivaliser, en cela ça doit servir de référence", explique-t-elle.

Avant de découvrir les JO, la Martiniquaise a connu des moments difficiles : son échec à Clairefontaine, ses débuts à Lyon : "C'était le haut niveau, il fallait de l'exigence et de la concentration". Elle est curieuse de voir en vrai ce qu'elle avait l'habitude de regarder à la télévision. Et notamment Usain Bolt. Si sa tête et ses jambes seront concentrées sur la compétition, elle pourrait bien tourner un œil vers la piste londonienne pour y apercevoir le sprinteur jamaïquain, champion olympique et recordman du monde du 100m et du 200m. "J'adore Usain Bolt, c'est le sportif que j'admire le plus. Il a déjà marqué le sport. Il est vraiment impressionnant. Si je le vois, je lui demanderai une photo", conclut-elle.