Vladimir Poutine
Vladimir Poutine, le président de la Fédération de Russie, assiste aux épreuves de ski de fond à Sotchi | MIKHAIL KLIMENTYEV / RIA-NOVOSTI / AFP

Vladimir Poutine prêt à défendre ses sportifs devant les tribunaux

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Emportée par une vague de suspensions suite au scandale du dopage organisé notamment lors des Jeux Olympiques de Sotchi en 2014, la Russie, suspendue pour les JO de Pyeongchan, ne compte pas se laisser faire. Vladimir Poutine, le président russe, a ainsi affirmé que son pays était prêt à défendre ses sportifs devant les tribunaux. Ceux-ci pourront participer aux prochains Jeux d'hiver (9-25 février), sous drapeau olympique, s'ils n'ont jamais été pris pour dopage et s'ils se sont soumis à des contrôles.

C'est presque une figure imposée. Dans une conférence de presse habituelle où il mêle discours en direction de son pays et vers l'étranger, le président Vladimir Poutine a montré les muscles. Dans le scandale qui secoue son pays depuis plus de deux ans, suite au rapport McLaren qui a mis au jour une organisation planifiée du dopage lors des Jo de Sotchi en 2014, il passe son temps à affirmer son désir de collaborer avec les instances internationales, tout en refusant de trop appuyer là où ça fait mal.

C'est encore une fois ce qu'il a fait lors de cette conférence de presse annuelle. La Russie "va coopérer" avec l'Agence mondiale antidopage (AMA), "en corrigeant les problèmes que nous avons, mais aussi en défendant les intérêts de nos sportifs devant les tribunaux", a indiqué M. Poutine lors de sa conférence de presse annuelle. "Je sais que plusieurs responsables sportifs internationaux ne le veulent pas. Mais qu'est-ce qu'il nous reste à faire ? Nous serons obligés d'aider nos sportifs à défendre leur honneur et leur dignité devant les tribunaux", a-t-il souligné.

Le CIO a décidé le 5 décembre d'exclure la Russie des JO-2018 de Pyeongchang, du 9 au 25 février, n'autorisant que les sportifs russes jugés "propres" à participer sous de strictes conditions et sous la bannière olympique, Moscou étant accusé d'avoir mis en place un système de dopage institutionnalisé. "Il est évident pour nous" que ce scandale est lié à l'approche de l'élection présidentielle russe prévue en mars 2018, a assuré M. Poutine, qui a annoncé son intention de briguer un quatrième mandat lors de ce scrutin. "Quoi qu'on dise, je sais que c'est comme ça", a-t-il insisté. "Nous sommes aussi coupables. Il y a eu chez nous des cas de dopage avéré", a reconnu le président russe avant d'ajouter: "Mais il faut dire que dans les autres pays, cela existe aussi. Seulement là-bas, cela ne suscite pas une telle agitation".

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