Teddy Riner
Teddy Riner, champion olympique | EMMANUEL DUNAND / AFP

Un bilan "satisfaisant" pour les Français

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Après des débuts de JO fracassants, marqué notamment par la moisson de médailles de la natation (7) et du judo (7), la délégation française a quelque peu baissé le pied, comme attendu, en deuxième semaine. Mais si, au final, la délégation tricolore totalise moins de médailles qu'à Pekin (34 contre 41), elle décroche pas moins de onze médailles d'or (quatre de plus qu'il y a quatre ans), onze médailles d'argent et treize de bronze... Au tableau des médailles, la France finit septième. Un bilan que l'on peut juger plus que satisfaisant...

Les stars françaises au rendez-vous

Pour ceux qui en doutaient encore, l'édition 2012 des Jeux olympiques a confirmé les bonnes dispositions des judokas français. Dans le sillage d'un Teddy Riner supersonic, les tricolores se sont affirmés en terreurs des tatamis. Comme Riner, Lucie Décosse a survolé son tournoi olympique pour s'octroyer cette première médaille d'or qu'elle convoitait tant. Au final, la délégation française de judo repart de Londres avec sept médailles, deux en or et cinq en bronze. 

Autre valeur sûre, Tony Estanguet, porte-drapeau français en 2008, a remporté son troisième titre olympique en canoë monoplace. Une belle revanche après ses JO ratés à Pékin il y a quatre ans, et l'assurance de se faire une place au chaud dans l'histoire du sport français.

Renaud Lavillenie a fait retentir la Marseillaise dans le stade olympique en allant chercher la médaille d'or du saut à la perche pour une des rares satisfactions de l'athlétisme tricolore. Un couronnement mérité pour cet héritier de la perche française, qui, à 25 ans, domine sa discipline depuis plusieurs années.

Et que dire de l'équipe de France de hand qui conserve son titre olympique. Après avoir battu la Suède 22 à 21 en finale, elle devient la première nation à réaliser cet exploit dans le handball masculin, si l'on excepte l'URSS, sacrée en 1988, puis en 1992 sous le nom d'Equipe unifiée.

Les 34 médailles françaises

Des étoiles montantes qui confirment

Comment ne pas évoquer la natation à l'heure de faire le bilan ? Avec sept médailles dont quatre en or, la France a survolé – juste derrière les intouchables américains - les épreuves de natation. Yannick Agnel et Camille Muffat ont confirmé qu'ils étaient bien la relève d'Alain Bernard et Laure Manaudou.

Les bonnes surprises

A 21 ans, Florent Manaudou, dernier de la fraterie, a déjoué tous les pronostics en devenant le premier champion olympique français de l'histoire du 50 mètres libre, huit ans après le sacre de sa sœur. A l'issue de sa course victorieuse, Laure se jette dans les bras de son frère, en larmes. C'est l'un des moments forts de ces JO.

Au rayon des surprises, celle d'Hamilton Sabot est à ranger en bonne place. Miraculé des qualifications après sa huitième place ex-aequo, le Français a joué crânement sa chance malgré un palmarès bien pauvre comparé à ses adversaires (une médaille de bronze européenne en 2010). A 25 ans, l'étudiant en kinésithérapie a fait étalage de toute sa classe pour se frayer une place sur la troisième marche du podium.

Les déceptions

Christophe Lemaitre, qui pouvait prétendre à une médaille de bronze, n'a rien pu faire sur 200m face à la tornade jamaïcaine. Le Français en-dessous de ses temps habituels prend la sixième place. Mais le couac le plus retentissement est certainement celui de l'escrime, où les Français n'ont pas décroché une seule médaille. Un échec cuisant pour la discipline la plus rentable "historiquement" pour la France, avec 115 récompenses olympiques obtenues depuis la création des Jeux. Malheureusement, Erwann Le Péchoux, Victor Sintès, ou encore Laura Flessel n'ont pas su empêcher ce naufrage. A peine la débâcle soldée, le président de la Fédération française Frédéric Pietruszka a dénoncé "une campagne de déstabilisation", lancée par l'opposition alors qu'en mars auront lieu les élections à la tête de l'instance.

Victor Patenôtre