Elisa Di Francisca - Arianna Errigo - Valentina Vezzali
Elisa Di Francisca (en or) Arianna Errigo (argent), Valentina Vezzali (bronze) | AFP - ALBERTO PIZZOLI

Triplé italien au fleuret, déception française

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L'Italienne Elisa Di Francisca est devenue championne olympique du fleuret en battant en finale sa compatriote Arianna Errigo à la mort subite 12 touches à 11 samedi aux JO de Londres. L'équipe d'Italie d'escrime réalise même un triplé historique puisque sa star Valentina Vezzali - qui était la triple tenante du titre - a décroché la médaille de bronze face à la Sud-Coréenne Nam Hyun-hee.

Les Italiennes rejoignent dans l'histoire l'équipe d'Allemagne, qui avait  réalisé le triplé au fleuret  dames aux jeux Olympiques de Séoul en 1988.  Di Francisca est sacrée après avoir frôlé la défaite par deux fois en demi-finale puis en finale. Menée 9-5 par Nam Hyun-hee, elle a d'abord trouvé  les ressources pour rejoindre la finale où, distancée 11 à 8 à moins d'une  minute de la fin, elle est parvenue à renverser la situation pour s'imposer. Di Francisca avait été sacrée championne du monde en 2010 à Paris, en  battant en finale, déjà, Arianna Errigo.

Les Françaises coincent mentalement

En revanche moins de succès chez les Françaises. Astrid Guyard,  Corinne Maitrejean et Ysaora Thibus, toutes passées à la trappe en 8e de finale. La faute à une fragilité mentale certaine, alors que les trois Françaises  tenaient leurs matches en mains.  "Il y a un vrai deuil à faire. J'étais venue ici pour être championne  olympique", a réagi Guyart, la soeur de Brice, dernier champion olympique  français en individuel de l'histoire (au fleuret en 2004), et suppléant à  Londres. Battue par la Tunisienne Ines Boubakri (15-10), la fleurettiste n'a pu  faire mieux que Maitrejean, dominée par la Japonaise Chieki Sugawara, 15  touches à 9. "Je n'ai pas fait les jeux que je voulais. On ne travaille pas  autant pour ça", a lâché Maitrejean, en larmes.

La benjamine de l'équipe, Ysaora Thibus, confirmait: "ça s'est peut-être  joué dans la tête". "Il n'y avait aucun signe négatif à l'issue du premier  tour", rappelait leur entraîneur Franck Boidin. "Ce sont trois matches que l'on  devait gagner". "C'est une mauvaise journée", a concédé le DTN Eric Srecki, qui espère que  les fleurettistes "trouveront la solution pour l'épreuve par équipes. C'est  elles qui ont la réponse".

AFP