Tony Parker sous le maillot de l'équipe de France
Le leader de l'équipe de France, Tony Parker | AFP - CHARLY TRIBALLEAU

TQO : Dernière chance pour les Bleus et Tony Parker pour décrocher leur ticket pour les JO

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L'équipe de France entame mardi sa campagne de Rio lors du tournoi de qualification olympique (TQO) à Manille, où elle n'aura pas le droit à l'erreur si elle veut offrir à sa star Tony Parker une sortie par la grande porte.

Le meneur des San Antonio Spurs l'a déjà annoncé: à 34 ans, il mettra un terme à sa carrière internationale à l'issue de cette campagne olympique, après les Jeux de Rio (5-21 août) dans le meilleur des cas, ou dès la fin du TQO si la France ne se qualifie pas pour le rendez-vous carioca. Ce sera également le cas d'autres joueurs de sa génération, Florent Piétrus (35 ans) et Mickaël Gelabale (33 ans) à coup sûr. Or un seul sésame olympique sera distribué à Manille. Pour s'envoler vers le Brésil, les règles du jeu sont donc simples: il faut à tout prix sortir vainqueur de ce TQO réunissant six équipes, la Turquie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, les Philippines et le Sénégal, outre la France.

Les Bleus, qui restent sur deux courtes défaites contre la Serbie (79-77, puis 94-88 a.p.) et une large victoire face au Japon (91-74) en préparation, abordent ce tournoi en position de favoris. Ils seront opposés dans le groupe A aux Philippins, dès mardi, puis aux Néo-Zélandais jeudi, deux équipes largement à leur portée. La menace devrait se préciser à partir des demi-finales et jusqu'à la finale programmée le 10 juillet: la troupe de Vincent Collet pourrait affronter successivement les Turcs et les Canadiens, ses deux plus sérieux adversaires. "On aborde (le TQO) avec beaucoup de confiance, même si on sait que ça va être un tournoi très difficile puisqu'il n'y a qu'une place pour six équipes, a estimé Piétrus. A nous d'être mentalement prêts." "Il faut y aller étape par étape. C'est important qu'on respecte tous nos adversaires parce que ce TQO ne va pas être facile" a renchéri Parker.

Match piège

A son crédit, l'équipe de France peut se satisfaire d'être moins affaiblie que ses deux principaux rivaux. Les Bleus devront certes faire sans Rudy Gobert et seront privés en début de tournoi de Nicolas Batum, en raison des impératifs contractuels de l'ailier de Charlotte. Mais la Turquie et le Canada sont eux confrontés à l'absence de joueurs majeurs: l'ailier fort Ersan Ilyasova et le pivot Enes Kanter côté turc, la star des Minnesota Timberwolves Andrew Wiggins côté canadien. Pour leur entrée en lice mardi (21h00 locales, 15h00 françaises), qui sera précédée d'un alléchant Turquie-Canada (18h30 locales, 12h30 françaises), les Bleus s'attendent à un "match piège", dixit leur sélectionneur Vincent Collet, face à des Philippins sans doute gonflés à bloc devant leur public, dans un pays où le basket est le sport numéro un.

"Ca tient davantage au contexte qu'à l'équipe elle-même, même si elle a des qualités", a précisé Collet. "Avec leurs fans", les Philippines peuvent "surprendre quelques équipes", a abondé Gelabale. Il y a deux ans en match amical, lors de leur dernier duel, la France avait battu les Philippines 75-68 à Antibes. Arrivés il y a quelques jours à Manille pour s'acclimater à la chaleur tropicale humide et au décalage horaire avec l'archipel d'Asie du Sud-Est, les Bleus commencent à "trouver un peu le temps long", selon leur sélectionneur. Qu'ils se rassurent, ils ne vont plus tarder à passer à l'action.

AFP