Tokyo peut se voir retirer les JO en cas de report après 2020

Publié le , modifié le

Auteur·e : Clément Pons
Une femme porte un masque à Tokyo, devants les anneaux olympiques, le 22 février 2020
Une femme porte un masque à Tokyo, devants les anneaux olympiques, le 22 février 2020 | AFP

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La ministre d'État japonaise en charge des Jeux olympiques et paralympiques Seiko Hashimoto a ouvert la porte à un report de l'événement plus tard dans l'année en raison du coronavirus. Lors d'une réunion avec des parlementaires ce mardi elle a expliqué que le contrat entre le Japon et le CIO stipule que les JO doivent avoir lieu "au cours de l'année 2020", sous-entendant qu'un report était possible. Même si "tout est mis en oeuvre pour qu'ils aient lieu aux dates prévues" (du 24 juillet au 9 août 2020), elle a également précisé qu'au regard du contrat, Tokyo pourrait se voir retirer les JO s'ils sont repoussés au-delà de 2020.

Le coronavirus entraîne une foule de reports d'événements sur le territoire national mais aussi partout dans le monde. Et ce mardi, c'est le point d'orgue de cette année 2020 sur la planète sport qui est ouvertement remis en question, à savoir les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020. 

Les JO doivent se tenir "au cours de l'année 2020", en vertu du contrat entre le CIO et le Japon 

La ministre d'État en charge des JO Seiko Hashimoto a ouvert la porte à un report cette année. En précisant que le contrat signé entre le Japon et le CIO engageait à ce que les Jeux soient tenus "au cours de l'année 2020" en réponse à un législateur qui l'interrogeait au Parlement japonais, elle a - de fait - mis en doute la bonne tenue du plus grand événement sportif mondial, prévu du 24 juillet au 9 août dans la capitale nippone.

La responsable confirme ainsi qu'un décalage de quelques semaines est envisageable, même si elle confirme que toute l'organisation de Tokyo 2020 est déterminée à ce que les JO se déroulent aux dates prévues. Mme Hashimoto ajoute également que "si l'on relit le contrat, on constate que l'article 66 stipule que le CIO a le droit d'annuler les Jeux" entre autres "dans le cas où ils ne seraient pas organisés en 2020".

Fin mai, une étape importante  

"Un membre du CIO a dit que fin mai était la date limite pour prendre une décision", a aussi déclaré Seiko Hashimoto devant le Parlement en référence à Dick Pound. "Je pense donc que fin mai est une étape importante", a-t-elle ajouté. La semaine dernière, le président du CIO Thomas Bach expliquait lui aussi "l'engagement complet" de tout le pays pour que les Jeux olympiques aient lieu, en dépit de l'épidémie de coronavirus qui gagne du terrain.