Sebastian Coe
Sebastian Coe. | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Sebastian Coe menace d'exclure le Kenya des JO

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Le président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) Sebastien Coe s’est montré particulièrement menaçant à l’encontre du Kenya. L’ancien demi-fondeur britannique n’a pas hésité à remettre en question la participation du pays aux Jeux Olympiques de Rio, si celui-ci ne se plie pas aux règles formulées par l’Agence mondiale antidopage (AMA).

'"Nous savons que la réputation de l’athlétisme est altérée par un petit nombre de pays et nous devons être beaucoup plus proactifs. Si cela signifie les écarter des Mondiaux ou des Jeux olympiques, nous le ferons", a menacé Sebastien Coe dans une interview sur la BT Sport TV. Le président de l’IAAF s’est montré particulièrement dur envers le Kenya, dont il évoque l’éventuelle non-participation aux Jeux de Rio si leur lutte anti-dopage ne se montre pas plus efficace et surtout conforme aux règles de l’AMA. Au pays des demi-fondeurs rois, les chiffres sont en effet effarants : une quarantaine d'athlètes ont été suspendus pour dopage ces trois dernières années.

D’après The Guardian, la fédération du Kenya n’aurait pas fourni les preuves nécessaires montrant son implication totale dans la lutte anti-dopage et en suivant les préceptes de l’Agence mondiale antidopage. Cette annonce intervient alors que mardi, le directeur exécutif de la fédération kenyane Isaac Mwangi a été mis en retrait de l’instance pour au moins 21 jours. Mwangi est actuellement poursuivi par deux athlètes, suspendues pour dopage après les derniers championnats du monde, qui l’accusent d’avoir monnayé une réduction du temps de suspension contre la somme de 24 000 dollars chacune. Outre l’AMA, qui surveille de très près les nouvelles dispositions de lutte mises en place par le Kenya, l’institution est également épiée par la commission d’éthique de l’IAAF, qui enquête sur la possible corruption au sein de la fédération kenyane.

"Pas un sport de junkies"

Ainsi, le Kenya, première nation au classement des médailles à Pékin (16 médailles dont sept en or), pourrait manquer les Jeux Olympiques de Rio. Tout comme la Russie, suspendue provisoirement par l'IAAF en novembre dernier. Aux JO, l’athlétisme est considéré comme le sport-roi. L’absence de ces deux pays provoquerait un véritable chamboulement dans la hiérarchie mondiale.

Le président Coe a poursuivi en confirmant qu’il allait imposer de sérieuses sanctions à l’encontre de chaque pays coupable de ne pas contrôler ses athlètes, mais aussi de cacher ces contrôles. "Nous pouvons changer. Les parents, qui peuvent avoir une grande influence sur le sport que leurs enfants ont envie de pratiquer, doivent savoir que nous ne sommes pas un sport de junkies", a continué Coe.