Camille Grassineau
Camille Grassineau, prise dans la tenaille candienne | Pascal GUYOT / AFP

Rio 2016 - Rugby à 7 : fin du rêve pour les Françaises

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L'Equipe de France féminine de rugby à 7 ne repartira pas de Rio avec une médaille. Les tricolores se sont inclinées 15-5 face au Canada dans un match qui aurait pu basculer d'un côté comme de l'autre. Les Françaises seront de retour demain au Deodoro pour le match pour la 5e place face à l'Espagne (18h30)

Elles y ont cru jusqu’au bout. Face au Canada, troisième nation mondiale, la marche ne semblait pas si haute pour ces Bleues-là. Longtemps au coude à coude avec leurs adversaires, les joueuses de l'Equipe de France féminine de rugby à 7 ont craqué dans les deux dernières minutes en encaissant deux essais coup sur coup. Les Françaises abandonnent donc tout espoir de médaille et devront se remobiliser pour accrocher la cinquième place demain lors du match de classement face à l’Espagne (18h30).

Les Bleues frappent d'entrée...

Des regrets, voilà ce que peut ressentir cette Equipe de France. Car malgré leur statut d’outsider, les Bleues avaient les moyens d'accéder au dernier carré de ces jeux de Rio face à cette équipe du Canada qui semblait à leur portée. A l’image de leur entame de match où Fanny Horta et ses compères n’ont eu aucun complexe à bouger la troisième nation mondiale. Une domination concrétisée par un essai de Jade Le Pesc, partie aplatir sur le petit côté après un maul (5-0, 2e). Un départ canon malheureusement gâché par des fautes techniques fatales aux Bleues. Juste avant la pause, après un en-avant à quelques mètres de la ligne, la France se fait surprendre par Kayla Moleschi qui transperce la défense Bleue plein axe (5-5, 7e). 

... mais craquent en deux minutes

Un coup sur la tête avant une deuxième mi-temps où les Françaises ont accumulé les erreurs techniques malgré de bonnes intentions. Mais en quart de finale des Jeux Olympiques, cela ne suffit malheureusement pas. Les Bleues subissent et finissent par craquer. Après une pénalité concédée, Bianca Farella feinte la passe pour aller aplatir derrière la ligne (10-5, 12e). Ghislaine Landry finira d’assommer les françaises avec un troisième essai (15-5, 14e). 

"Une fois de plus on aurait pu mais on n'a pas..."

C'est évidemment une désillusion pour la France, cinquième nation mondiale, qui pensait avoir les arguments pour renverser la troisième puissance du VII féminin, apparue à sa portée dimanche. "Je trouve qu'on a été conforme à nous-mêmes: une fois de plus on aurait pu mais on n'a pas...", a résumé l'entraîneur David Courteix. "Je trouve qu'il y a eu beaucoup de coeur, beaucoup d'engagement et à la fois beaucoup de manque de maîtrise", a poursuivi Courteix. "Le VII c'est un petit court-métrage car ça va très vite. C'est un scénario qui s'écrit au fil du match. Tant qu'on a la main sur ce scénario, on se donne les chances d'avoir le gain du match. A partir du moment où il t'échappe, c'est cuit pour toi."

Les Bleues tenteront désormais de dérocher la cinquième place de ce tournoi féminin lors du match de classement demain face à l'Espagne (18h30). Une cinquième place pas si anecdotique pour David Courteix. "J'espère vraiment qu'on aura les ressources morales, mentales, pour aller chercher la 5e place", a insisté l'entraîneur des Bleues. "Parce que si ce sera peut-être anecdotique dans le contexte olympique, ce sera vis-à-vis de l'extérieur le signe que la campagne n'est pas un échec. Moi, ça me ferait vraiment suer que les gens considèrent ces JO comme un échec."

Mathieu Aellen