Renaud Lavillenie
Renaud Lavillenie après la finale du saut à la perche | Johannes EISELE / AFP

Rio 2016 : Renaud Lavillenie s'excuse après s'être comparé à Jesse Owens

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Hué par le public brésilien lors de la finale du saut à la perche, Renaud Lavillenie s'est ensuite attiré les foudres des réseaux sociaux en se comparant à Jesse Owens. Le Français s'est depuis excusé.

Hué et sifflé lors de chacune de ses tentatives par le public brésilien, Renaud Lavillenie n'a pas digéré sa mésaventure olympique. Après avoir perdu son titre lors de la finale face à Thiago Braz, il a exprimé sa colère au micro de Canal+ : 

"C'est la première fois qu'on voit ça en athlé. Je pense que la dernière fois qu'on a vu ça, c'est quand Jesse Owens a couru en 1936 (...) Ca fait chier d'avoir un public de merde comme ça sur des JO"

Cette comparaison avec Jesse Owens a été vivement critiqué sur les réseaux sociaux, poussant Lavillenie à s'excuser sur Twitter.   

"Je suis désolé de cette mauvaise comparaison, assure-t-il. C’était une réaction à chaud et j’ai compris que j’avais tort. Désolé à tous."

Héros des Etats-Unis, l'athlète noir Jesse Owens avait éclaboussé par son talent les Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Sous les yeux d'Adolf Hitler et de l'Allemagne nazie, il avait remporté en athlétisme quatre médailles d'or (100m, 200m, saut en longueur et relais 4x100m).

Philippe D'Encausse, l'entraîneur de l'athlète français a choisi de ne pas rentrer dans cette polémique. Selon lui, Lavillenie était tout simplement face à un adversaire plus fort, son poulain n'a donc pas à rougir de sa deuxième place. 

"Il est tombé face à un mec qui a sorti le saut, le concours, de sa vie, chez lui en plus. Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce Brésilien (Thiago Braz Da Silva, ndlr), je ne le connais pas. On ne pensait pas vraiment le retrouver à ce niveau, on l’attendait un peu en dessous, mais on savait que ce serait l’un des principaux adversaires de Renaud. Il est quand même champion du monde junior en 2012. Le public de 'tifosi' l’a sûrement transfiguré. On le sait à la perche, tant qu’il reste un mec, tu n’es pas sûr de gagner."

Lukas Nicot