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Rio-2016: Le Brésil et ses multiples défis

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Après le magnifique succès des Jeux Olympiques et Paralympiques de Londres, le Brésil se voit face à un grand défi: faire aussi bien en 2016, lors des Jeux qu'il organisera à Rio de Janeiro. Mais avant cela, il doit d'abord faire face à une course contre la montre pour construire les stades et enceintes sportives, les routes, une ligne de métro. Le tout en parallèle avec les chantiers du Mondial-2014, que tout le pays accueillera dans deux ans.

La Grande-Bretagne a placé la barre très haute. Des stades et des salles remplis, une ambiance de feu, une organisation sans anicroche, et à l'arrivée, 65 médailles glanées aux JO (3e place derrière les USA et la Chine), et 120 aux Paralympiques (3e place derrière la Chine et la Russie). Le soutien populaire a ainsi joué pleinement son rôle dans les résultats des Britanniques. Et cela met une énorme pression sur le Brésil.

L'avancée du Mondial-2014 au profit de Rio-2016

Dans quatre ans, Rio de Janeiro sera le centre de l'olympisme. Deux ans après avoir été le coeur du ballon rond, le Mondial-2014 de football ayant lieu en 2012. Le pays tout entier, et plus encore la "Cidade maravilhosa" (la ville merveilleuse, surnom de Rio), sont plongés dans des travaux pharaoniques. Les stades, les moyens de transport, l'hôtellerie, tout a besoin d'être développé, refait. Depuis plusieurs mois, l'organisation de la Coupe du monde balance entre le chaud et le froid, les retards dans les travaux inquiétant jusqu'à la FIFA. Cette épreuve planétaire constituera certainement une chance pour le Comité olympique brésilien (COB), qui pourra bénéficier de son héritage en terme d'infrastructures dans la ville de Rio, parmi lesquels la réfection du Maracana ou l'agrandissement des aéroports, ou encore le dossier de l'insécurité et la pacification des favelas... (voir le dossier sur le Mondial-2014)

Mais pour Rio-2016, beaucoup de choses restent à faire. "On est dans les temps pour tous les travaux", a affirmé à Londres Leonardo Gryner, directeur général du Comité d'organisation brésilien. "Tous les sites sportifs seront achevés d'ici 2015, à temps pour un test complet dans chaque discipline". Enormément reste à faire pour aboutir au projet rêvé par le comité d'organisation lors de sa candidature (voir le clip). Mais dans une ville engorgée par la circulation, où seulement trois lignes de métro sont actuellement en fonction, la problématique des transports, toujours très aigüe lors des JO, sera extrême en 2016. En plus, le million de visiteurs attendu n'est pas encore certain d'avoir le logis, les 34 000 chambres d'hôtel devant trouver une croissance impressionnante pour faire face à cet afflux massif.

A la recherche des médailles

Au-delà de cette course contre-la-montre pour être prêt en 2016, le Brésil devra aussi relever deux défis. Le premier devrait être honoré sans trop de problèmes: l'ambiance. Si les prix sont suffisamment abordables, les stades seront aussi pleins qu'à Londres, et la fête sera omniprésente dans les rues, dans toute la ville, dans tout le pays. L'avant-goût donné lors des cérémonies de clôture à Londres ne laisse aucun doute. Le deuxième sera sans doute plus compliqué: les résultats. Avec 3 médailles d'or, 5 en argent et 9 en bronze lors des JO (soit moitié moins de médailles que la France), le Brésil n'a pris que la 22e place au classement . Les Paralympiques ont fait mieux, avec une 7e position et 43 médailles (21 en or, 14 en argent, 8 en bronze), soit deux de moins que la France. Il reste un énorme chemin pour faire aussi bien que les Britanniques, survoltés par le soutien populaire.

Les Jeux de 2012 auront sans nul doute servi aux Brésiliens, notamment avec l'engouement sans précédent autour des Jeux Paralympiques. "L'engagement que je veux prendre ici avec le mouvement paralympique, c'est que nous allons transformer cette ville", a déclaré Eduardo Paes, le maire de Rio. "Ce doit être un engagement des Cariocas à rendre cette ville accessible et accueillante pour les handicapés. Que l'arrivée de ce drapeau nous inspire dans cet esprit", disait-il en ramenant le drapeau paralympique dans sa ville. "Plus que jamais, les Jeux Paralympiques ont attiré l'attention de la population du Brésil et du monde entier. A Londres, on a pu voir l'émotion de 80.000 spectateurs dans le Stade Olympique, et il ne nous reste qu'à faire mieux", a ajouté le gouverneur de l'Etat de Rio, Sergio Cabral.

Dans quatre ans, à l'abri du Corcovado, le Brésil saura s'il a relevé ses défis.