La déception de Sarah Michel et Valeriane Ayayi
Sarah Michel et Valeriane Ayayi touchées après la défaite de l'équipe de France dans le match pour la 4e place à Rio | AFP - Mark RALSTON

Rio 2016 - La déception des Braqueuses après leur 4e place

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Finalistes à Londres en 2012, les basketteuses de l'équipe de France finissent à la 4e place du tournoi olympique, après leur défaite contre la Serbie (70-63). "Il y a beaucoup de tristesse, mais je veux surtout retenir notre beau parcours", assurait Isabelle Yacoubou, la capitaine. "On a eu du mal à mettre notre jeu en place", analysait l'entraîneur, Valérie Garnier.

Les jeunes joueuses sont marquées par la défaite. Elles ne sont pas les seules. Gaëlle Skrela a l'émotion à fleur de peau. "Arriver jusque-là pour finir par une défaite, on est forcément déçues", dit-elle. Même Valérie Garnier a le visage triste. "Il y a de la déception parce que perdre une finale pour la 3e place, c'est frustrant."

En insistant un peu, tout le monde trouve néanmoins quelques aspects positifs, teintés de regrets: "Ca fait mal, c'est décevant car on a fait un parcours plutôt beau et satisfaisant", reconnaît Endy Miyem. "On avait en tête de repartir avec la médaille. C'est la déception qui prédomine car on a échoué. On voulait valoriser ce tournoi par une médaille." C'est à peu près le même son de cloche du côté de Gaëlle Skrela: "On a vécu de belles choses, on a été cherché des victoires. On nous croyait mortes mais on était toujours en vie. On aura toujours des regrets par rapport à ce match car, même si la Serbie a bien joué, nous avons commis trop d'erreurs. On leur a donné. C'est ce qui nous laisse des regrets. Notre ambition est de garder le basket féminin français en haut de la hiérarchie européenne et mondiale. On est quand même la quatrième nation du monde à ces Jeux Olympiques. Ca n'est pas rien mais ça n'efface pas la déception de cette défaite."

Vidéo: La défaite des Françaises contre la Serbie

"On a fait un beau parcours

Finalement, la capitaine Isabelle Yacoubou, qui a pris le brassard après le forfait de Céline Dumerc, est la plus offensive sur le sujet: "Ce n'est pas facile d'être ici maintenant", glissait-elle. "Il y a beaucoup de tristesse, mais je veux retenir qu'on a fait un beau parcours. Cette équipe a mérité cette place car on est allé la chercher, dans l'adversité, toutes ensembles. Tout ça nous servira pour la génération à venir." A côté d'elle en conférence de presse, Valérie Garnier lui emboîte le pas: "Il n'y a pas tout à jeter. On a passé trois mois ensemble, on est passé par un Tournoi de qualification olympique, on est arrivé aux JO, Céline Dumerc s'est blessée. Il y a des enseignements à tirer."

Car sur le match, les maux sont identifiés: "On joue peut-être avec trop de spontanéité: on ne peut pas perdre les ballons comme ça, le leur redonner aussi vite", souffle Gaëlle Skrela. "Les joueuses serbes nous ont dominées dans plusieurs secteurs de jeu, et notamment sur la pression défensive", insiste Valérie Garnier. "Nous avons été trop imprécises dans les lancers-francs à des moments-clés. Et on a eu du mal à mettre notre jeu en place tout au long du match". Endy Miyem évoque le secteur des "rebonds laissés qui leur ont permis de marquer des paniers qu'on aurait pu éviter. Mais il n'y a pas que ça. Il a sûrement manqué d'expérience mais c'est normal car il y avait de jeunes joueuses qui participaient à leur première compétition internationale." C'est sans doute en partie ce qui explique le début de la rencontre.

"On aurait aimé rester sur le podium"

Quatrièmes de ces Jeux Olympiques, les Françaises donneront certainement à leur aventure un aspect plus positif dans quelques jours, quelques semaines. "On aurait aimé rester sur le podium", assure Endy Miyem." C'est plutôt bien pour le basket français, mais je le dirai avec plus d'aplomb dans quelques jours. L'équipe de France a montré un très beau visage, des valeurs qui nous sont propres: détermination, envie." Et la capitaine Yacoubou le scande: "Je veux me rappeler que cette équipe a tout donné, même s'il reste un goût amer dans la bouche. Mais je n'ai pas envie qu'on oublie tout ce qu'on a fait."