La plage de Copacabana théâtre du départ de la course sur route des JO
Le départ est donné pour la course sur route au bord de la plage de Copacabana | AFP - ALEXANDER HASSENTSEIN

Rio 2016 : La course cycliste à Copacabana, première image forte des Jeux

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Le départ de la course sur route masculine de cyclisme a été donné à 9h30 (au Brésil) le long de la plage de Copacabana. Un nom qui fait rêver, une image forte de cette première grande journée olympique au lendemain de la cérémonie d'ouverture.

C'est l'une des plus mythiques plages de la planète. Habituellement, les touristes s'y pressent. Mais ce matin, malgré le soleil, ils ne sont pas nombreux en quête de clichés de la baie. Des tribunes ont été dressées, des barrières alignées le long de la route, et la sono crache des noms en série. Quatre ans après le départ devant Buckingham Palace lors des Jeux Olympiques de Londres, la course cycliste s'offre un nouvel écrin de toute beauté pour ces Jeux 2016. Non loin des plus beaux, des plus chics (et des plus chers) hôtels de la ville, la petite reine a élu résidence.

Cela fait plus de deux heures que le soleil s'est levé sur la côté brésilienne, et la chaleur est maintenant intense. Rares sont pourtant les personnes dans l'eau sur la plage de Copacabana: cinq surfeurs cherchent la meilleure vague et c'est à peu près tout. Pour trouver de la fraîcheur, Chris Froome, le nouveau triple vainqueur du Tour de France, doit s'asperger avec une bouteille d'eau: le cou, les mains, les jambes, il fait descendre la température comme il peut. Décontracté, il est le premier présent sur la ligne de départ. Il sourit, prend la pause. Pour le patron du peloton, cette course n'est pas son objectif principal, si l'on se fie à ce qu'il a dit. Succéder à son compatriote et ancien coéquipier Bradley Wiggins sur le contre-la-montre, lui semble plus dans ses cordes. Mais avec un tracé sélectif, plus taillé pour des puncheurs, le Britannique a une carte à jouer. Autour de lui, c'est l'effervescence, et il se prête de bonne grâce aux photos, et à quelques "selfies" avec des volontaires. Romain Bardet, son dauphin en juillet sur les Champs-Elysées, est également serein sur la ligne de départ, aux côtés de Julian Alaphilippe. Il sourit, rajuste son casque et ses oreillettes. En outsiders, les Bleus, au nombre de quatre sur un maximum de cinq par nation, peuvent tirer leur épingle du jeu.

A photo posted by @francetvsport on Aug 6, 2016 at 5:18am PDT

En cette heure relativement matinale, les tribunes sont vides. Mais tout du long des barrières, les spectateurs se massent pour assister à cette première épreuve importante dans la quinzaine olympique. Néanmoins, une rue parallèle plus loin, la vie suit son cours, normalement. Au café, vacant à leurs obligations quotidiennes, les habitants de Rio de Janeiro ne sont pas tous concernés par l'événement, même si les barrières, interdisant le passage à certains endroits au grand public ou aux véhicules, perturbent forcément leurs habitudes. Mais peu importe, l'image est belle, symbolique, et elle va faire le tour du monde. Tout au long du tracé de cette course longue de 237.5km, elle ne sera pas la dernière d'un paysage à couper le souffle. C'est néanmoins ce parcours qui donnera aux coureurs le souffle court.