Federica Pellegrini
L'Italienne Federica Pellegrini | AFP - ALBERTO PIZZOLI

Pellegrini se rassure

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Eliminée des séries aux peu relevés championnats d'Europe à Debrecen, s'interrogeant sur sa grosse fatigue, Federica Pellegrini a retrouvé le sourire et le moral lors de la réunion des Sept Collines, devant son public. En s'imposant sur 400m nage libre (4'06"03), elle s'est remise dans le chemin qui mène à Rome. Mais à distance de Camille Muffat.

Elle est la reine du 200m et du 400m nage libre. Depuis la fin de la 1ère carrière de Laure Manaudou, Federica Pellegrini est LA référence. Mais elle n'a jamais nagé sur un long fleuve tranquille. Après ses crises d'angoisse qui l'ont un moment empêché de se mettre à l'eau en 2010, elle était de nouveau dans la tourmente cette année. Pas de chronos, une élimination dès les séries à l'Euro, une inquiétude évoquée par elle-même sur son étét de santé et ce sentiment de fatigue, tout semblait encore partir de travers. Et à la veille des Jeux Olympiques, la double championne du monde en titre sur 200 et 400m faisait monter l'angoisse en Italie. Star absolue de la natation transalpine, sa vie y est toujours épiée, encore plus depuis qu'elle est avec le sprinteur Filippo Magnini (champion du monde du 100m en 2005 et 2007). Alors, quand elle tousse, c'est tout le pays qui s'enrhume.

Une nouvelle sérénité

Mais la réunion des Sept Collines, à Rome, devant son public, a remis les choses à plat. Meilleur temps des séries (4'07"86), et victorieuse dans la douleur de la finale (4'06"03) avec une bataille au finish face à la Danoise Lotte Friis, l'Italienne a retrouvé la sérénité. "Dans le monde, certaines ont nagé extrêmement vite, mais moi, je suis très  sereine par rapport à ça. Parce que je sais que les jeux Olympiques, c'est  vraiment une autre histoire", a-t-elle déclaré, elle qui n'a pas encore intégré le Top 10 des meilleures performances mondiales de la saison. Et qui voit de très loin le meilleur chrono de Camille Muffat (4'01"13) sur la distance.

Les examens médicaux l'ont rassurée, c'est désormais un ciel bleu qui se trouve au-dessus de sa tête, selon elle: "J'étais en plein travail à Debrecen et je l'ai payé physiquement. Je ne  peux pas expliquer ce qui s'est passé. C'est quand même une course de  travail mais aussi pour moi une course de transition. Etrangement, c'est le chaos autour de moi. Moi je suis la seule à être  tranquille. Je ne cherche pas à faire un chrono pour répondre ou dire quelque  chose. Je vais essayer de faire de mon mieux ici mais la réponse que tout le  monde attend ne sera pas ici."