Pavia
Automne Pavia | AFP - Franck Fife

Pavia et Legrand en course pour le bronze

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Après la médaille bronze de Priscilla de Gneto dimanche, Automne Pavia en - 57kg a remporté une nouvelle médaille de bronze, la cinquième de la délégation française lors de ces jeux olympiques. A suivre Ugo Legrand en - 73kg en lice pour le bronze.

Après la pimpante brunette Priscilla Gneto, la jolie blonde Automne Pavia a illuminé la journée par ses arabesques. La longiligne d'1,71m a fait l'étalage de sa technique en alignant les harai-goshi, uchi-mata ou o-soto-gari et sa garde latérale atypique. Dans l'ombre de Morgane Ribout, championne du monde surprise en 2009, cette membre de la génération dorée (Riner, Legrand)  a explosé ces deux dernières saisons pour confirmer sa médaille d'argent des mondiaux juniors en Thaïlande en 2008.

Pavia échoue en demi-finale

Dans une ambiance surchauffée pour son premier combat face à l'expérimenté britannique Sarah Clark, elle s'est imposée dans le golden score grâce à un uchi-mata d'école pour marquer un wazza-ari. Dans la foulée, elle a martyrisé l'Australienne Carli Renzi avec un wazza-ari et cinq yuko avant de dominer avec trois yuko l'Autrichienne Sabrina Filzmoser, championne d'Europe en titre.  

En demi-finale, la gagnante du tournoi de Paris en 2011 est tombé sur un os: la Japonaise Kaori Matsumoto, numéro 1 mondiale, championne du monde en titre et un pitbull sur le tatamis. La troisième des derniers championnats d'Europe n'est jamais aussi forte que lorsqu’on ne l’attend pas. La jeune tricolore s'est montrée offensive pour faire douter a tombeuse de la championne olympique en titre l'Italienne Giulia Quintavalle. Mais, au fur à mesure du randori, elle a du mal à contrôler la puissance et l'activité incessante de son adversaire qui a placé une de ses rares attaques pour marquer un yuko dans les prolongations. En finale de repêchage pour une médaille de bronze, l’ex-Levallosienne (qui vient de signer à l’US Orléans) a dominé encore son adversaire, la Hongroise Hedvig Karakas. Un yuko de pénalité a offert un bronze plein d'avenir.  

Legrand tombe face à sa bête noire

Attendu depuis son titre mondial chez les juniors en 2008 (comme Teddy Riner) avec des mouvements venus d'ailleurs, Ugo Legrand doit encore se demander comment battre sa bête noire, le Néerlandais Dex Elmont. Déjà barré en demi-finale de "ses" mondiaux à Paris en 2001, le Français de 23 ans a encore buté sur ce judoka malin et roublard en quart de finale cette fois-ci. Il n'a jamais pu placer son judo léché et technique comme son kumi-kata de gaucher.

Pourtant, la journée s'était bien passée. Le champion d'Europe en titre a battu le Polonais Tomasz Adamiek sur wazz-ari avec son spécial, un uchi-mata, c'est-à-dire un fauchage dans l'intérieur des cuisses suivi d'un mouvement de hanche, puis l'Egytien Hussein Hafiz, pénalisé d'un yuko durant le golden score malgré un nez en sang. Celui qui est monté de catégorie pour mieux exprimer ses qualités n'a pas trouvé de solution face à Elmont. Mieux physiquement dans le golden score après un combat serré, le Néerlandais a tout donné dans un harai-goshi pour conclure un ippon.

Comme à Paris en 2011, le pensionnaire de l'US Orléans a du ravaler sa déception pour les difficiles repêchages. Dans un combat tactique face à un adversaire version lutteur, le Tadjik Rasul Boqiev, le champion d'Europe en titre le champion d'Europe en titre a gardé son calme pour aller chercher une finale de repêchage. Le bronze est encore en vue.

Mathieu Baratas