Alexis Contin
Alexis Contin, à Vancouver | Maxppp

Patinage de vitesse, kézako ?

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Sport olympique dès les premiers Jeux d'hiver en 1924 (à Chamonix), le patinage de vitesse fait toujours partie des incontournables aux JO.

Comment ça marche ?

Pour schématiser, on prend deux patineurs, une piste glacée prenant la forme d’un anneau de 400 mètres de long. Les deux patineurs se retrouvent dans un couloir de 4 mètres minimum et ondulent sur la glace dans un mouvement de balancier pour atteindre le plus vite possible la ligne d’arrivée. Aux JO, les dames peuvent disputer des épreuves sur 500, 1000, 1500, 3000 et 5000 mètres, et les messieurs sont concernés par les distances du 500, 1000, 1500, 5000 et 10000 mètres. La poursuite par équipes femmes et hommes est également au programme. Mieux vaut dans ce dernier cas avoir des cuisses très solides.

Short Track ou patinage de vitesse ?

Attention à bien distinguer le patinage de vitesse du short-track, discipline devenue olympique en 1992. La différence essentielle se situe au niveau des distances, plus courtes pour le short-track, donnant lieu à des courses plus spectaculaires. Le patinage de vitesse se veut plus traditionnel, avec une approche de la glisse plus élégante.

La Hollande, le vrai pays du patinage

Si la première compétition officielle s’est déroulée en 1763 en Angleterre (et les Mondiaux dès 1889), le patinage de vitesse trouve véritablement ses racines dans la pratique du patinage aux Pays-Bas. Profitant de leurs nombreux canaux gelés en hiver, les Néerlandais ont rapidement pris goût à ce nouveau loisir. Et rapidement, certains d’entre eux se sont essayés à des courses improvisées. Aujourd’hui, les Néerlandais restent des références dans le patinage de vitesse, même si les Américains, les Norvégiens, les Russes et maintenant la Corée du sud font figure de prétendants aux médailles.

Les Français à la traîne

Si les Tricolores ont toujours fait partie de l’élite en patinage artistique, c’est bien moins le cas lorsqu’il s’agit de mettre un peu de vitesse. Alexis Contin a toutefois obtenu des résultats convenables lors des précédents Jeux de Vancouver, en signant notamment une 4e place sur 10 000 m et une 6e place dans le 5000M. Mais le Malouin semble bien esseulé dans ce sport.  S’il parvient à décrocher une médaille à Sotchi, il deviendrait une sorte de héros pour les amateurs du genre.

Romain Bonte