Tony Parker
Tony Parker avec ses lunettes de protection | MAXPPP - PQR - REPUBLIQUE DU CENTRE - PASCAL PROUST

Parker, l’impatient français

Publié le , modifié le

Arrivé en équipe de France à 18 ans, champion NBA à 21 ans pour la première fois, All Star à 24 ans, meilleur meneur de NBA à 30 ans, Tony Parker, qui affronte ce matin la Tunisie, aura attendu la trentaine pour disputer ses premiers JO. Le seul retard dans sa carrière express.

Tony Parker est hors norme. Il l’a toujours été. De sa triple culture (père américain, mère hollandaise, vie en France), il a tiré tout le bénéfice pour ne pas perdre de temps. Deux petites saisons en ProA avec le PSG Racing (1999-2001), et direction San Antonio, drafté en 28e position. Là, au lieu d’apprendre le métier à coups de quelques secondes par match, il intègre le 5 majeur des Spurs après seulement cinq matches. Plus jeune meneur de jeu titulaire de l’histoire de la NBA, il entre dès sa deuxième année dans l’Histoire en devenant le premier Français à conquérir le titre NBA (à 21 ans). Puis le premier joueur étranger nommé dans la All-Rookie First Team, avant d’être le premier Français à prendre part au All Star Game (24 ans). Plus jeune Européen à se doter de trois bagues de champion (25 ans), premier Européen à être élu meilleur joueurs des finales NBA, il accumule les moments de gloire.

Reste l’équipe de France. Malgré tout son investissement, tout son amour proclamé maintes et maintes fois pour la sélection, « TP » n’a jamais eu les résultats qu’il ambitionnait, jusqu’à la médaille d’argent conquise en 2011 à l’Euro. Une médaille qui a ouvert les portes des Jeux Olympiques. A 30 ans, ce seront ses premiers. Toujours impatient, Parker a été le premier à se porter candidat pour devenir porte-drapeau de la délégation française à Londres. Une attitude qui n’a pas forcément plu dans le landerneau du sport français, plutôt adepte d’une désignation pour récompenser une carrière. Mais Tony Parker est ambitieux, et impatient. Ses adversaires sont prévenus : pour ses premiers JO, il ne veut pas se contenter des accessits.