Renaud Lavillenie saute devant la Tour Eiffel
En 2014, une exhibition de la perche avait été organisée devant la Tour Eiffel | AFP - STEPHANE DE SAKUTIN

Paris officiellement candidate pour obtenir les Jeux Olympiques en 2024

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C'est à 12h33, au siège du CNOSF (Comité national olympique et sportif français), que la candidature de Paris pour obtenir les Jeux Olympiques en 2024 a été officiellement lancée. Bernard Lapasset et Tony Estanguet, les deux hommes forts de cette candidature étaient encadrés par les stars olympiques comme Teddy Riner, Renaud Lavillenie, Laure Manaudou, Marie-José Perec, ou Laura Flessel. 150 sportifs français étraient présents. Le CIO désignera la ville hôte lors de l'été 2017.

Ca y est. Paris est dans la course. Après plusieurs mois d'hésitations, de réflexions, et surtout d'études sur la faisabilité, la capitale s'est lancée dans un marathon de deux années, pour obtenir l'organisation des JO d'été en 2024. C'est la quatrième fois que Paris prend part à ce combat à distance, après les échecs de 1992, 2008 et 2012. En ce 23 juin, journée olympique, la France a fait un pas décisif vers 2024. "C'est porter un événement sur neuf ans", a déclaré Bernard Lapasset autour d'un concept: "construire une génération, celle de 2024". Et un affichage très clair: "Ce sont les athlètes qui feront que cette candidature sera gagnante", a déclaré Tony Estanguet.

Preuve que les derniers revers ont servi de leçon, c'est le mouvement sportif qui était aux premières loges au CNOSF. Bien sûr, le pouvoir politique n'est pas loin, dans la salle, mais aussi, avec deux événements dans cette journée. A 14h15, quai Anatole-France, le lancement de cette campagne par Anne Hidalgo, maire de Paris, au nom de la municipalité, puis à 16h30, l'exposition "Notre ambition olympique et paralympique" dévoilée par Jean-Paul Huchon, président de la Région Ile-de-France. Après l'annonce officielle, François Hollande a indiqué que "l'Etat mettra tout en oeuvre pour accompagner le mouvement sportif". Mais avec Bernard Lapasset, actuel président de la Fédération internationale de rugby (IRB) qui a beaucoup oeuvré pour l'intégration du rugby à VII dans le programme olympique à Rio en 2016, comme président et Tony Estanguet, triple champion olympique et membre du CIO depuis 2012, c'est bien le mouvement sportif qui porte ce projet, rassemblé sur une photo, et qui a envoyé simultanément cette photo sur le réseau social Twitter.

Dans la salle, énormément de sportifs étaient présents pour apporter leur soutien et participer à ce lancement: Nicolas Batum, Guillaume Gille, Daniel Narcisse, Stéphane Diagana, Amaury Leveaux, Guy Forget, Michael Llodra, Guy Drut, Christophe Lemaitre... "C'est un signe très important de rassembler tous les hommes du sport dans cette maison du sport", a ajouté Bernard Lapasset. "Pour un pays comme la France, on doit viser un téel événement. On doit réussir à la sublimer à travers un tel événement", a scandé Tony Estanguet. "On va donner un cap à notre jeunesse", s'est enthousiasmé Marie-José Pérec. "Ca donne des frissons", a ajouté Laura Flessel. "On va se dépasser et se tenir la main pour gagner ces Jeux en 2024", a affirmé Teddy Riner. "Ce ne sera pas facile, mais on est beaucoup mieux partis que dans le passé, s'est souvenu Guy Drut, qui a été de toutes les campagnes. "J'ai toujours dit  que si les JO sont à Paris en 2024, je fais tout pour y être. Ce sera encore  jouable donc on va voir. Le plaisir est tellement énorme de faire des JO, j'ose  imaginer ce que ça peut être en France", a annoncé Renaud Lavillenie.

Autre atout de la candidature, c'est le peu de construction à réaliser en cas de victoire. En effet, hormis la piscine olympique, l'ensemble des lieux de compétitions existe déjà (voir par ailleurs). Pour les épreuves de voile, différents lieux sont engagés dans une bataille, comme Hyères, La Rochelle ou Brest. Quelques heures avant le lancement officiel, le compte Twitter officiel faisait son apparition sur le réseau social pour annoncer l'imminence de la candidature.

La candidature parisienne devrait affronter celle de Boston, à moins que les Américains ne décident de changer de ville face au peu d'enthousiasme de la population de la ville, celle de Hambourg, celle de Rome, la première à s'être lancée dans la bataille, et peut-être d'autres puisque la ville de Budapest a voté ce matin son engagement, qui doit être encore validé par le parlement hongrois.

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La candidature parisienne