Murray, l'impossible rêve de triplé

Murray, l'impossible rêve de triplé

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Quatrième mondial au classement ATP, Andy Murray envisage de s'aligner sur les trois épreuves olympiques (simple, double homme, double mixte) lors du tournoi olympique à Wimbledon. Jamais vainqueur d'un Grand Chelem en simple, 80e au classement de double, ses chances sont minces.

"Ca a été l'une de mes meilleures expériences en tant qu'athlète". Andy Murray garde un souvenir ému de ses premiers Jeux Olympiques, à Pékin, voici quatre ans. A quelques mois de l'ouverture des Jeux à Londres, devant son public, pour une épreuve sur le gazon de Wimbledon, il ne veut pas rater une marche qui peut être historique. "Vous ressentez bien que vous jouez pour d'autres, que vous jouez pour votre pays. Quand vous voyez les drapeaux dans le stade lors de la cérémonie d'ouverture... C'est tellement différent", clame-t-il.

Battu au 1er tour en simple et au 2e en double (avec son frère Jamie) à Pékin, l'Ecossais affiche d'autres ambitions, en ayant tiré les leçons du passé. "J'étais tellement déçu, parce que j'avais en plus gagné le tournoi de Cincinnati la semaine d'avant en jouant très bien", se souvient-il, parlant d'une "préparation ratée" avec une fatigue du voyage mal anticipé et une arrivée tardive. Un mois après le tournoi de Wimbledon, et avant la tournée américaine menant à l'US Open, il ne sera pas confronté au même problème. "Cette année, je vais tout faire pour m'assurer que rien de tout ça ne se passera, que ma prépération sera la meilleure, parce que je me rends désormais compte de son importance." L'enchaînement des matches ne semble pas lui faire peur, puisque le 4e mondial ensviage de s'aligner en simple, en double homme et aussi en double mixte, épreuve qui fait son entrée dans le programme olympique à Londres.

Le double plus dur que le simple

"Je dois y penser. J'aimerais bien jouer les trois compétitions mais nous avons besoin d'en discuter et voir quel serait la meilleure chance pour gagner des médailles. Car c'est le point important de la compétition: combien de médailles vous pouvez ramener à votre pays". Et Si Andy Murray est le Britannique le plus performant depuis le légendaire Fred Perry, il n'a toujours pas remporté le moindre tournoi du Grand Chelem en simple (deux finales en Australie en 2010 et 2011), ni en double où il ne pointe qu'au 75e rang mondial avec seulement deux victoires en tournoi avec son frère Jamie, et alors qu'il n'a jamais franchi le cap des demi-finales à Wimbledon, stade où il a échoué ces trois dernières années en simple. En fait, la paire Fleming-Hutchins (26e et 27e au classement de double) représente une meilleure chance de médaille britannique, alors que la meilleure joueuse britannique, Elena Baltacha n'est classée que 63e en simple.

Remporter une médaille sera donc déjà un bel exploit pour Andy Murray, qui le sait: "Si tu reviens sans la victoire d'un Grand Chelem, ce n'est pas une bon tournoi. Si tu reviens avec une médaille de bronze, c'est la fête."

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze