Romain Mesnil
Romain Mesnil lors de la finale olympique | AFP - FRANCK FIFE

Mesnil en a profité

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Double médaillé d'argent aux Mondiaux, Romain Mesnil a fini son dernier grand championnat en échouant par trois fois à 5.65m. Trait d'union entre la génération Galfione et celle de Lavillenie, il a vu les deux hommes accéder au sommet de l'olympe, et a fini, à 35 ans, par sa première finale olympique.

Depuis 1999, il a tout connu. Des Mondiaux en salle, à l'extérieur, des championnats d'Europe, des titres nationaux à la pelle, mais Romain Mesnil n'avait jamais été en finale des Jeux Olympiques. A 35 ans, il a réparé ce manque à l'aube de sa retraite sportive. "J'ai enfin la chance d'avoir fait une finale olympique", disait-il à la fin du concours olympique de Londres. Deux fois en argent aux Mondiaux à Osaka (2007) et Berlin (2009), il n'a jamais réussi à conquérir le titre qu'il méritait certainement.

Souvent placé, jamais vainqueur au plus haut niveau, il avait dû reprendre le flambeau au départ de Jean Galfione, champion olympique en 1996. Et il va rendre la main avec un nouveau champion olympique, Renaud Lavillenie. "C'est un grand champion. Je suis très fier d'avoir fait le passage de témoin entre deux champions olympiques de saut à la perche que sont Jean Galfione et Renaud Lavillenie, avec une carrière sympathique, à l'image de mon personnage, de ce que je suis dans la vie, avec des hauts et des bas. C'est difficile de comparer deux champions olympiques."

Devant la flamme, au téléphone avec sa femme

Toujours lucide, le natif du Plessis-Bouchard analysait son concours: "J'ai été en finale. J'ai réussi à passer une barre, de belle manière au départ. Le saut où je tombe un peu sur la barre, avec une perche plus dure que je n'avais pas encore bien maîtrisé cet été, m'a donné un petit coup de bambou. Derrière je retombe dans de mauvais travers: je me bagarre avec ma perche, au lieu d'être simplement moi et de sauter."

Après son élimination à 5.65m, Romain Mesnil a profité. Simplement, en s'asseyant dans l'herbe de longues minutes. "Je venais de voir Philippe Collet. Il y avait pas mal d'anciens perchistes dont Philippe qui me disait que j'avais une belle carrière. Je me suis posé devant la flamme, et j'ai appelé ma femme. On a discuté tous les deux. C'était un petit moment de plaisir."