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Mekhissi en argent | AFP-Fife

Mekhissi: "Je suis satisfait"

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Après avoir décroché de nouveau l'argent sur le 3000m steeple dimanche soir, Mahiedine Mekhissi était "satisfait" de sa performance. Déjà en argent à Pékin, l'athlète français ne ressent aucune frustration.

Aucun regret d'avoir manqué l'or ?
Mahiedine Mekhissi:
Je suis satisfait. Pas du tout frustré parce que j'ai donné tout ce que  j'avais. C'est le meilleur qui a gagné. Chapeau Monsieur Kemboi. Et gagner une  médaille olympique, ce n'est pas rien. Alors en gagner une seconde quatre ans  après... C'est exceptionnel de faire deux podiums.

La chute de Brimin Kirputo vous a-t-elle gêné ?
MM:
Il tombe tout seul en fait. Comme quoi, rien n'est anodin. Aux  Championnats du monde (en 2011, à Daegu), il me prive de ma médaille d'argent  et voilà, cette fois, c'est lui qui tombe. Moi aussi, j'ai failli tomber, j'ai  senti qu'il accrochait mon pied et le choc sur mon genou droit. Cela m'a  perturbé et, pendant un tour, je fais comme ça (il tend et replie la jambe  concernée). Mais je ne vais pas chercher d'excuse, ça fait partie de la course.  Sur le coup, je me suis dit: "Heureusement que tu n'es pas tombé".
       
Vous ne pouvez pas répondre au démarrage de Kemboi...
MM:
 Sur cette course, tu n'as pas le doit d'avoir d'absence et moi j'en ai  eu une, sur la dernière haie. Je me concentre sur le franchissement et là  Kemboi est parti. À ce moment-là, j'étais 4e et j'ai tout donné. Tu n'as pas le droit de te manquer à ce moment-là, tu donnes tout ce que tu as. Je suis allé  chercher la deuxième place. Je ne dirais pas que je suis à ma place, mais  Kemboi a mérité son titre.
       
Vous attendiez-vous à une entame aussi lente?
MM:
 Plus qu'une appréhension sur la tactique des Kényans, c'était une  question. J'ai vite compris que ça allait être une course tactique. Mais c'est  aussi la spécificité du 3000 m steeple. Il faut être un renard, bien placé en franchissant les barrières surtout avec un train lent. Il y a beaucoup de  bousculades et on perd beaucoup d'influx nerveux. J'ai été plus à l'aise quand  le rythme s'est accéléré.
       
Pourquoi les Kényans n'ont-ils pas choisi l'option course rapide?
MM:
Je pense qu'ils se disaient: si on part vite, il est capable de nous suivre. Et cela ne m'aurait pas dérangé. J'ai eu l'impression qu'ils couraient  contre moi, Kemboi ne m'a pas lâché. C'est un renard. Mais c'est ça le 3.000 m steeple, c'est le plus rusé, le plus intelligent qui l'emporte. Quand tu vois ce qu'il a fait dans sa carrière. On se parle un peu dans les meetings. Il m'a sauté dans les bras après l'arrivée.