EDF Saut à skis
Les sauteuses à ski françaises Julia Clair, Coline Mattel et Léa Lemare (de gauche à droite) entourent Ronan Lamy-Chappuis, seul représentant de la délégation masculine. | Francetv Sport

Mattel, Lemare, Clair prêtes à sauter

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Pour les sauteuses à ski, ces JO seront les premiers. Pour Coline Mattel, Julia Clair et Léa Lemare, les trois membres de la délégation tricolore, l’événement est de taille mais l’idée est de ne "pas être spectateur" selon leur entraîneur Jacques Gaillard.

Elles sont trois, elles ont toutes moins de 20 ans. La plus jeune Léa Lemare (17 ans), la plus âgée Julia Clair (19 ans) et entre elles, Coline Mattel, la plus grande chance de médailles (18 ans). Toutes les trois découvrent les Jeux à Sotchi. Et avec elles, toutes les sauteuses à ski qualifiées pour cette 22e olympiade d'hiver. Quatre-vingt-dix ans après les hommes qui avaient volé pour la première fois à Chamonix en 1924, les femmes vont s’élancer du haut d’un tremplin olympique.

Pourtant à première vue, cette compétition qui a lieu tous les quatre ans "est un peu comme d’habitude", estime Coline Mattel. La médaillée de bronze des Mondiaux 2011 semble la plus rôdée devant les médias. "Je n’ai pas besoin de me conditionner, je suis plutôt cool. Je ne ressens pas encore l’énorme pression des Jeux", assure l’étudiante à Grenoble. Léa Lemare, qui ne sera majeure qu’en juin prochain, elle a les yeux grands ouverts : "Le village olympique est énorme, c’est très impressionnant, c’est génial d’être là".

Rentabiliser

Le village justement, petit îlot préservé de la ferveur des Jeux, protège des sollicitations et de la pression. "A l’intérieur, on ne se rend pas bien compte qu’on est aux JO. Vendredi, le jour de la cérémonie d’ouverture, on y sera vraiment. Tout prendra son sens", assure Mattel. "C’est génial d’avoir enfin le droit d’être là. Pour certaines filles, c’est un aboutissement, elles ont attendu ça toute leur vie, nous on a du temps devant nous. Sotchi ce n’est qu’une première étape", poursuit-elle. Une de plus pour une discipline qui n’a connu ses premiers championnats du monde qu’il y a trois ans à Oslo (Norvège). La jeunesse française se forme donc à travers les voyages et les compétitions.

Si pour Mattel, l’objectif est une médaille selon Pierre Gaillard, "en espérant la plus belle", pour les deux autres, si l’ambition est moins importante, elle n’est pas totalement absente. "Julia se voit comme une Top 15, mais je pense qu’elle peut viser un Top 10. Léa, elle, doit se convaincre qu’elle est à sa place parmi les 30 meilleures sauteuses du monde en finale", assure l’entraîneur. Pour les trois, Sotchi est donc un début, mais pas une finalité. "Il nous reste tellement de trucs à faire, il y a encore plein d’événements qui vont venir", déclare Mattel. "On a toutes à cœur de faire le mieux possible, il faut montrer qu’on a notre place ici", conclut-elle.