Masseglia n'a pas de préférence pour le porte-drapeau

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Le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Denis Masseglia, a refusé mercredi, avec le sourire, de citer les noms des athlètes susceptibles de devenir porte-drapeau de la délégation française aux jeux Olympiques de Londres

"Je ne vais parler de personne", a plaisanté M. Masseglia à l'occasion  d'une journée spéciale organisée au siège du CNOSF, à J-100 du début de JO de Londres. "Vous avez la liste dans tous les journaux et il suffirait que j'en donne  une pour qu'on dise "il a cité en premier untel ou unetelle", donc vous me  permettrez de ne pas le faire", a-t-il ajouté. L'identité du porte-drapeau de l'équipe de France olympique lors de la  cérémonie d'ouverture des JO de Londres sera révélée le 10 juin, à l'occasion  de la finale messieurs de Roland-Garros. "Le porte-drapeau devra avoir un certain nombre de qualités, un palmarès  sportif international incontestable, du charisme, savoir résister à la pression  et être reconnu par la famille olympique", a-t-il ensuite développé.

Le CNOSF a mis sur pied un groupe de travail composé de six personnes, afin  de définir les modalités de l'élection du porte-drapeau. Il est composé de deux athlètes, Isabelle Séverino et Tony Estanguet,  co-présidents de la commission des athlètes, Estanguet ayant été le  porte-drapeau pour Pékin en 2008, et de quatre dirigeants: Bernard Amsalem, chef  de mission, Jean-Luc Rougé, vice-président en charge du haut niveau, Jacques  Rey, président du collège des Fédérations olympiques, et Denis Masseglia. "On a souhaité se donner un peu de temps pour analyser la situation,  indépendamment justement de la pression du temps", a expliqué M. Masseglia. En 2008, Tony Estanguet avait été officiellement intronisé à J-100.

Cette année, le choix du porte-drapeau fait l'objet d'une attention  inhabituelle: le basketteur Tony Parker, qui n'a jamais participé à une édition  des JO, s'est déclaré candidat alors que la tradition veut que le drapeau soit  porté dans le stade olympique par un sportif médaillé aux Jeux. Le champion olympique du 100 m Alain Bernard fait parti des favoris pour être le porte-drapeau.