Denis Masseglia
Masseglia: "Faire aussi bien qu'à Pékin" | AFP

Masseglia: "Faire aussi bien qu'à Pékin"

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Près de 350 athlètes tricolores devraient concourir aux J.O de Londres à partir du 27 juillet prochain. Une délégation élargie qui a pour mission de confirmer la montée du puissance du sport, quatre ans auparavant à Pékin.

Le président du Comité national olympique français (CNOSF), Denis Masseglia, s'est fixé pour sa part un objectif clair : "gagner autant de médailles qu'à Pékin, mais plus de titres".Traditionnelle question pré-olympique, à combien fixez-vous l'objectif de médailles pour vos athlètes à Londres ?
DENIS MASSEGLIA : "Nous espérons faire aussi bien en terme de médailles qu'à Pékin -la France y avait battu son record de l'après-guerre avec quarante médailles- et mieux en terme de médailles d'or -seulement sept- et de performances chez les filles. Ca devrait être possible. Avec les nageuses Camille Muffat et Laure Manaudou, Lucie Décosse et Gévrise Emane en judo, Amélie Cazé au pentathlon, Gwladys Epangue en taekwondo, et j'en oublie, on a de vrais beaux atouts féminins."De nombreux sports connaissent déjà leurs qualifiés. Avez-vous des déceptions, attendez-vous des surprises ?
D.M : "Bien sûr, en escrime, la non-qualification de l'épée dames par équipes est une déception. Il n'a pas manqué grand chose, et on pouvait compter sur elles pour la médaille. Pour le sabre messieurs, c'est différent, leur niveau de performances a baissé lentement mais sûrement depuis leur titre de 2008, mais c'est aussi parce que l'escrime s'universalise, c'est intéressant. On attend beaucoup du judo, de la natation après des championnats de France qui avaient un niveau olympique, du cyclisme qui a une forte densité entre le VTT, la piste et le BMX, du canoë, des sports collectifs. Après, oui, j'espère de bonnes surprises en voile, en aviron, et il faut que l'on augmente le niveau dans les sports de combat, en boxe, en lutte... En gros, il y a une quinzaine de disciplines qui peuvent rapporter des médailles mais il faut progresser en terme de médailles d'or pour accrocher le 5e ou le 6e rang au classement des nations (ndlr : 10e à Pékin)."L'équipe de France olympique aura-t-elle, à Londres, l'avantage de jouer quasiment "à domicile" ?
D.M : "Les Jeux sont le résultat de quatre ans de travail et, quel que soit le pays, les athlètes donnent le meilleur. On a eu notre meilleur résultat en terme de médailles d'or à Atlanta, et on n'était pas à proprement parler dans des conditions familières. A Londres, cela se mesurera plus en terme de soutien populaire mais je pense qu'il sera plus européen que français: sur les 10.000 billets secs mis en vente à la FNAC, la moitié a été achetée par des Anglais..."AFP

Le président du Comité national olympique français (CNOSF), Denis Masseglia, s'est fixé pour sa part un objectif clair : "gagner autant de médailles qu'à Pékin, mais plus de titres".

Traditionnelle question pré-olympique, à combien fixez-vous l'objectif de médailles pour vos athlètes à Londres ?
DENIS MASSEGLIA : "Nous espérons faire aussi bien en terme de médailles qu'à Pékin -la France y avait battu son record de l'après-guerre avec quarante médailles- et mieux en terme de médailles d'or -seulement sept- et de performances chez les filles. Ca devrait être possible. Avec les nageuses Camille Muffat et Laure Manaudou, Lucie Décosse et Gévrise Emane en judo, Amélie Cazé au pentathlon, Gwladys Epangue en taekwondo, et j'en oublie, on a de vrais beaux atouts féminins."

De nombreux sports connaissent déjà leurs qualifiés. Avez-vous des déceptions, attendez-vous des surprises ?
D.M : "Bien sûr, en escrime, la non-qualification de l'épée dames par équipes est une déception. Il n'a pas manqué grand chose, et on pouvait compter sur elles pour la médaille. Pour le sabre messieurs, c'est différent, leur niveau de performances a baissé lentement mais sûrement depuis leur titre de 2008, mais c'est aussi parce que l'escrime s'universalise, c'est intéressant. On attend beaucoup du judo, de la natation après des championnats de France qui avaient un niveau olympique, du cyclisme qui a une forte densité entre le VTT, la piste et le BMX, du canoë, des sports collectifs. Après, oui, j'espère de bonnes surprises en voile, en aviron, et il faut que l'on augmente le niveau dans les sports de combat, en boxe, en lutte... En gros, il y a une quinzaine de disciplines qui peuvent rapporter des médailles mais il faut progresser en terme de médailles d'or pour accrocher le 5e ou le 6e rang au classement des nations (ndlr : 10e à Pékin)."

L'équipe de France olympique aura-t-elle, à Londres, l'avantage de jouer quasiment "à domicile" ?
D.M : "Les Jeux sont le résultat de quatre ans de travail et, quel que soit le pays, les athlètes donnent le meilleur. On a eu notre meilleur résultat en terme de médailles d'or à Atlanta, et on n'était pas à proprement parler dans des conditions familières. A Londres, cela se mesurera plus en terme de soutien populaire mais je pense qu'il sera plus européen que français: sur les 10.000 billets secs mis en vente à la FNAC, la moitié a été achetée par des Anglais..."

AFP

 

Grégory Jouin @GregoryJouin