Cavendish, Tournai
Greipel (à g.) se bat mais Cavendish est trop fort à Tournai | LIONEL BONAVENTURE/AFP

Mark Cavendish, attendu comme le loup blanc

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Depuis que Londres a été choisi pour accueillir les Jeux, il en rêve. La course en ligne d'aujourd'hui, tracée dans les rues de la capitale anglaises, semble taillée pour le natif de l'île de Man. Et il n'a pas vraiment de rival sur une arrivée sur le plat prévue au sprint. A 27 ans, "The Manxman" vise un nouveau triomphe après le Mondial 2011.

Arrogant, prétentieux, antipathique, imbu de lui-même… Que n'a-t-on pas entendu à propos de Mark Cavendish depuis quelques années ? Pourtant, sans ses défauts qui sont autant de qualités quand on bataille dans la jungle des sprinteurs, le Britannique ne serait pas probablement pas le roi incontestable des arrivées massives. Ancien pistard de haut niveau (champion du monde de l'américaine en 2005 et 2008), le "Cav" n'a pas d'équivalent dès qu'il s'agit de frotter aux abords de la ligne d'arrivée. Victorieux de 34 étapes en ligne de grands Tours (20 sur le Tour de France, 10 du Giro, 4 sur la Vuelta), le coureur de la formation Sky compte également une grande classique à son palmarès: Milan-San Remo, en 2009.

Meilleur sprinteur du monde

Devant ses supporters, Mark Cavendish partira grandissime favori d'une course sans réelle difficulté. L'ancien adolescent mal dégrossi, baroudeur à l'aise sur tous les engins (BMX, VTT), est aujourd'hui l'une des stars de la Petite Reine, aussi célèbre qu'un Cadel Evans ou qu'un Tom Boonen. Ne pas s'adjuger la médaille d'or à l'occasion de ces JO à domicile serait considéré comme un échec: par ses fans, mais surtout par lui-même. Exigeant avec ses équipiers, Mark Cavendish l'est encore davantage avec sa propre personne. Aujourd'hui, il n'a nullement l'intention de (se) décevoir.