Laure Manaudou
Laure Manaudou | AFP - VANDERLEI ALMEIDA

Manaudou: "Plus de plaisir"

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Avec Camille Lacourt, Yannick Agnel, Camille Muffat et autres Alain Bernard, Laure Manaudou sera l'une des grandes attractions du 6e Open EDF, à la Croix Catalan à Paris, vendredi et samedi. A trois semaines du début des Jeux Olympiques, une sortie pour "le plaisir" avant ses 3e JO qu'elle va vivre différemment d'Athènes et de Pékin.

Voici un an, Laure Manaudou annonçait son retour à la compétition. Aujourd'hui, elle n'est plus qu'à trois semaines de vivre ses 3e Jeux Olympiques. Après l'or à Athènes, les larmes à Pékin, elle va vivre Londres-2012 différemment. "Désormais, la natation, c'est une partie de ma vie, pas toute ma vie. Avant, je n'aimais pas m'entraîner. J'ai redécouvert ce bonheur à Auburn. J'ai digéré l'échec des Jeux de Pékin en partant aux Etats-Unis. C'est là-bas que j'ai retrouvé le goût de l'entraînement et de la compétition."

De ces longs mois qui l'ont ramené sur le devant de la scène, elle ne garde pas grand-chose: "L'année a été plus facile que je l'imaginais. La plus dur, c'était le début. Je ne me rends pas compte de ce que j'ai fait. Et je n'ai pas envie de me prendre la tête". Avec le sourire, décontractée, la Marseillaise a changé sa façon de vivre la natation, de se comporter: "Je m'assume et je prends plus de plaisir à voir les gens, à partager ce que j'ai vécu. Ce week-end, c'est plus pour se faire plaisir, et m'intégrer à l'équipe de France". Si son compagnon Fred Bousquet n'est pas qualifié pour les JO, il n'est pas loin et Laure Manaudou ne sera pas seule à Londres, au milieu du clan des Marseillais (Lacourt, Gilot) et son frère Florent Manaudou, avec lequel elle partage les dangers de la "mal-bouffe". "On a tendance à manger des sucreries. On a donc beaucoup parlé de la restauration aux JO", dit-elle, rappelant la présence d'un lieu de restauration rapide au sein même du village olympique.

"Les compteurs remis à  zéro aux JO"

Sélectionnée à Londres sur 100 et 200m dos, elle a jeté un oeil avisé sur les sélections américaines, et notamment Missy Franklin, 17 ans, la nouvelle perle de la natation américaine, qui "est intouchable. Elle est juste hors norme. Pour l'instant, je ne peux pas viser un podium. J'ai le huitième et le dixième temps mondial. Je ne veux pas trop m'avancer. Ce que je veux, c'est entrer en demi-finale et après, on verra, je donnerai tout. Mais aux JO, tous les compteurs sont remis à zéro. Il n'y a plus le stress des qualifications." Il lui reste néanmoins deux secondes (sur 100m dos) à combler sur les temps de Franklin, ce qu'elle s'échine à faire en améliorant sa technique, avec l'aide de Romain Barnier, son entraîneur à Marseille, mais aussi Camille Lacourt, le maître actuel du dos mondial: "Il m'apprend plus que je ne peux lui apprendre", sourit-elle, pointantsa reprise de nage, les virages...

Après les kilomètres de nage sous Philippe Lucas, la grande technicité dl'université d'Auburn avec Brett Hawke, Laure Manaudou vit sa troisième ère d'entraînement, à Marseille, qui "est entre les deux". Et la différence, c'est aussi dans la tête qu'elle se voit. "Pour l'instant, je n'ai pas trop de stress. Alors ne m'en mettez pas", rigole-t-elle.