L'hôtel de Team USA ? Un paquebot !

L'hôtel de Team USA ? Un paquebot !

Publié le , modifié le

Les basketteuses et basketteurs US n'ont pas posé leurs valises au village olympique. Une habitude depuis les JO 1992 de Barcelone et la furie engendrée par la Dream Team emmenée par Jordan, Magic et Bird.

Pas de village olympique pour les deux équipes américaines pendant ces JO de Rio. Immenses favoris pour l'or, Kevin Durant & co, et les coéquipières d'Elena Delle Donne qui lorgnent un sixième titre olympique consécutif, ont pris leurs quartiers sur un paquebot de luxe. Pour une croisière à son bord, le prix hebdomadaire est d’environ 12 000 euros par personne. Long de 157 mètres, le Silver Cloud possède des installations haut de gamme pour un total de 196 cabines avec lits XXL, parfaitement adaptés à la morphologie de ces géantes et géants des parquets. Il héberge entre autres un casino, une salle de fitness, une bibliothèque, quatre restaurants, un salon de beauté, une salle de spectacle, des boutiques ou encore un fumoir pour amateur de cigares et de cognac.

Ce choix hôtelier sur mer déplaît sacrément un des 12 joueurs du roster masculin de Team USA : Jimmy Butler, l'arrière des Bulls de Chicago, phobique de l'eau. « Il n'aime pas l'eau, et il est très susceptible quand on lui en parle », a confié son coéquipier en sélection, DeAndre Jordan, pivot des Los Angeles Clippers. Draymond Green ne dit pas autre chose. « Il ne veut pas être près de la mer, ni que sa chambre ait vue sur la mer. Rien. C'est improbable », a lancé un brin chambreur, l'ailier fort des Warriors de Golden State.

Sécurité renforcée sur terre et sur mer
Ce n’est pas la première fois que les Américains snobent l'habituel camp de base des sportifs et athlètes engagés aux Jeux d'été. A Londres et à Pékin, ils avaient opté pour des hôtels. À Athènes en 2004, l'option maritime avait déjà été retenue, cette fois sur le Queen Mary II. « Nous n’allons pas loger dans le village olympique car nous estimons qu’il ne s’agit pas de la meilleure manière pour nous de se préparer, a justifié Craig Miller, porte-parole des équipes américaines. Nos joueurs ont tous connu une saison éprouvante et ils veulent passer le plus de temps possible avec leur famille et leurs amis. » « En raison de la très grande visibilité de nos athlètes, nous sommes mieux servis en allant au-delà de ce que les organisateurs fournissent. Nous prenons nos propres dispositions pour nous assurer de la protection de notre personnel. Nous ne serons pas dans le village olympique mais nos joueurs y seront souvent, comme lors des deux dernières olympiades », explique le manageur général de Team USA Jerry Colangelo.


Sur la zone portuaire de Rio, des milliers de badauds suivent chaque jour les JO sur des écrans géants. La sécurité a été renforcée pour ne pas importuner les basketteuses et basketteurs US. Qui sont protégés par 250 agents de police, chargés d’empêcher les curieux de s’approcher du bateau. Deux navires de la police empêchent aussi toute navigation près du navire.

Ioris Queyroi