Amandine Leynaud
La gardienne française Amandine Leynaud | AFP - JAVIER SORIANO

Leynaud en gardienne du temple

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Pour l'entrée en lice de l'équipe de France féminine dans la revanche de la dernière finale du Mondial, la gardienne Amandine Leynaud a réalisé un match sensationnel. Des arrêts, des relances, elle a été le premier socle de ce succès sur les championnes du monde (24-23).

Trois actions, trois arrêts, et quatre minutes cinquante sans encaisser de but. Amandine Leynaud, comme l'équipe de France, a réalisé un début de match magnifique, pour mener (4-1). "C'est vrai que ça a bien commencé pour moi. Ca m'a mis en confiance", avouait-elle après le match. Contre les Norvégiennes, championnes du monde qui les avaient vaincues en finale au Brésil en décembre dernier, les Bleues ont mis les choses dans l'ordre. Et il le fallait, car la Norvège est restée dangereuse jusqu'au bout.

Lorsque la France a vu son efficacité offensive fléchir, la gardienne s'est également trouvée moins déterminante. Olivier Krumbholz, son entraîneur, l'a senti, lui demandant du geste, après un but encaissé en pleine lucarne, de resserrer ses pieds pour rester plus longtemps debout. Et dans les ultimes secondes de la première période, c'est sa parade qui a offert un dernier contre à Camille Ayglon pour laisser les Bleues largement devant (17-12). Et à la pause, Amandine Leynaud est restée sur le terrain pour échauffer sa remplaçante, Cléopatre Darleux. Bien lui en a pris, puisque après une minute de jeu, elle devait lui céder sa place, touchée au visage sur un tir non sans avoir réalisé une superbe parade sur un jet de 7m. Les soins pour son nez prenaient du temps, et comme sa dauphine réalisait trois arrêts consécutifs, elle demeurait un moment sur le banc.

Premier rempart, premier relanceur

Son retour, elle ne le faisait qu'après 11 minutes de jeu, alors que le score était de 21-15. C'était la mauvaise période tricolore, qui sentait la pression adverse (21-18). Et la gardienne titulaire, l'une des meilleures du monde, sortait de nouveau le grand jeu. Un premier arrêt pour rester à (22-19), et un deuxième de toute beauté sur un contre norvégien et un duel avec Loke, avant de détourner un nouveau jet de 7m à la 19e minute du match. C'est même elle qui lançait en profondeur Dembele pour un contre qu'on pouvait imaginer décisif (23-19). Mais en revenant à un but à trente secondes du terme de la rencontre (24-23), les Norvégiennes ont maintenu le suspense, sans parvenir à égaliser.

"Si on défend tous les deux jours comme ça, on sera capables de faire de grandes choses. Il va juste falloir réitérer ces performances. C'est ça qui va être le plus dur", annonçait Amandine Leynaud à la sortie du terrain. Une phrase pour le collectif, mais aussi pour elle-même. En battant la Norvège, la France a réalisé une énorme performance. Son dernier rempart n'a pas été étranger à cette victoire.