Les JO de Tokyo seront "la lumière au bout du tunnel" pour Thomas Bach, le patron du CIO

Publié le , modifié le

Auteur·e : Loris Belin
Thomas Bach, le président du CIO.

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A six mois du début des Jeux Olympiques de Tokyo, la tenue de la compétition ne cesse de faire débat, notamment au Japon. La Covid-19 reste toujours aussi menaçante mais le patron du Comité international olympique, Thomas Bach, tient bon. Dans une interview, il envisage l'événement comme celui qui fera oublier la pandémie.

Méthode Coué ou conviction profonde, Thomas Bach croit dur comme fer à la tenue des Jeux Olympiques en 2021. Reporté l'été dernier en pleine crise du coronavirus, les Jeux doivent désormais avoir lieu à partir du 23 juillet prochain, à Tokyo. Mais entre la défiance d'une large partie du peuple japonais et un contexte sanitaire toujours compliqué, la question du maintien de la plus grande compétition sportive du monde fait de nouveau rage récemment. Dans une interview, Bach a tenté de calmer l'incendie et d'apporter une note d'espoir.

Le patron du Comité international olympique a expliqué que le processus d'organisation des Jeux se poursuivait, aussi bien avec les autorités japonaises qu'avec le monde du sport. Les compétitions reprennent encore au cas par cas et dans des conditions largement dégradées par la pandémie de Covid-19. Mais le dirigeant reste confiant en ses acteurs principaux. "Nous savons à quel point les athlètes olympiques sont passionnés, a-t-il expliqué. Nous savons qu'ils seront suffisamment flexibles et qu'ils s'ajusteront à cette situation. Ils entreront dans le stade Olympique le 23 juillet avec une grande fierté et un message important, pas seulement adressé au monde du sport mais aussi au monde entier."

Une "boite à outils" de mesures 

Plus qu'un rendez-vous pourtant déjà marquant, Thomas Bach envisage ces Jeux de Tokyo comme un bouclier face à la morosité et au virus, pourtant toujours en circulation. L'Allemand de 67 ans écarte totalement la possibilité d'un nouveau report. "J'ai pu parler avec les 206 comités olympiques et ils sont impatients et tous engagés sur ces Jeux. Nous avons le soutien total du gouvernement japonais. Tout le monde est déterminé pour faire que ces Jeux Olympiques soient dans six mois la lumière au bout du tunnel dans lequel nous sommes tous encore aujourd'hui. Toutes les perspectives sont bonnes aujourd'hui."

Le président du CIO l'a rappelé, "la première priorité sera de rendre ces Jeux sûrs et sécurisés pour tous les participants." Et s'il a confirmé ses propos tenus quelques jours plus tôt d'une absence de "plan B", les organisateurs des JO planchent sur les différents scénarios auxquels ils pourraient faire face, à six mois de l'événement. Un laps de temps dont l'année 2020 a prouvé qu'il pouvait être assez long pour faire revoir ses plans à l'ensemble du sport mondial. "Nous travaillons pour être prêt à faire face à toutes les situations en juillet et août, a clamé Thomas Bach. Et elles sont variées. Nous mettons en place une "boite à outils" énorme de mesures, et nous déciderons au moment opportun de quel outil nous avons besoin. Cela concerne les règles sur les déplacements, sur des quarantaines, sur la distanciation sociale au sein du village olympique, sur les tests rapides, la vaccination, la présence de public, en quelle proportion… Il ne doit y avoir aucun tabou sur la sécurité des athlètes."

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Pour la première fois cette semaine, un ministre du gouvernement japonais, Taro Kono, avait émis un doute, assurant que "tout peut arriver" quant aux JO de Tokyo. La capitale japonaise, ainsi que plusieurs provinces du pays, ont été placées en état d'urgence face à l'expansion rapide du nombre de cas de Covid-19.