Anneaux Sotchi
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Les JO de Sotchi clos en grande pompe

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Les Jeux Olympiques de Sotchi ont fermé leurs portes à l'issue d'une cérémonie de clôture encore grandiose. "La Russie a tenu toutes ses promesses", a lancé Thomas Bach, le président du CIO lors de son discours. "On a pu voir le visage de la nouvelle Russie", a-t-il ajouté, emboitant le pas de Dmitri Chernyshenko, qui s'était déjà targué quelques minutes d'avoir montré le "vrai visage de la Russie". Place désormais aux Jeux paralympiques, qui débuteront le 7 mars prochain.

Du grand, des couleurs, de l'histoire, des tableaux exceptionnels, des musiques majestueuses, des enfants et des sportifs, la cérémonie de clôture des JO a tenu les promesses de celle d'ouverture. Et à 22h15 heure de Sotchi, 19h15 à Paris, la flamme olympique s'est éteinte, soufflée par un ours géant dans le stade Fisht de Sotchi, avant qu'un formidable feu d'artifice n'illumine le ciel de la ville.

Un bateau voguant dans les airs, des poissons tout en argent, des maisons  volant à l'envers ont planté le décor. Et puis, il y a eu ce moment succulent et terriblement drôle, clin d'oeil  au raté de la cérémonie d'ouverture lorsqu'un des anneaux ne s'était pas  ouvert, ce qui avait provoqué un nombre incommensurable de commentaires  moqueurs. Pour la cérémonie de clôture, le tableau raté a été reconstitué à  l'identique, au sol par des centaines de bénévoles vêtus d'argent. Le 5e anneau  s'est finalement ouvert en un clin d'oeil.

Ensuite ce fut l'entrée des artistes. D'abord les porte-drapeaux. On a pu  voir l'homme de Sotchi, le Norvégien Ole Einar Bjoerndalen, devenu le sportif  le plus médaillé de l'histoire des Jeux d'hiver. Tous les athlètes encore présents à Sotchi ont déferlé dans le stade Fisht,  en courant, sautant, dansant sous une bande son très actuelle. Retour à un classique russe qui fait toujours son effet: les danseurs du  Bolchoï. Les portraits géants de 12 grands écrivains comme Tolstoi ou  Dostoievski sont alors sortis du sol sous un tonnerre d'applaudissements très  respectueux. Un petit tour au cirque et le drapeau olympique change de camp. Direction  la Corée du sud, terre des prochains JO, avec des tableaux doux et poétiques. Des arbres luminescents, des danseuses habillées de longues robes blanches  et qui virevoltent autour d'un joueur de kayakeum, cet instrument traditionnel  coréen.

"Ce soir nous pouvons dire: la Russie a tenu toutes ses promesses. Ce qui a  pris des décennies dans d'autres parties du monde a été accomplie en sept  années". Prononcée par Thomas Bach, président du CIO, cette phrase donne au comité d'organisation et à la Russie un satisfecit total pour la tenue des Jeux Olympiques d'hiver, les 22e de l'Histoire. "Tous  ceux qui ont un esprit ouvert ont pu voir le visage de la nouvelle Russie, efficace et amicale, patriotique et ouverte au monde". Une façon de faire taire toutes les critiques qui avaient précédé ou accompagné la quinzaine olympique. Mais il s'est refusé à qualifier d'un mot ces Jeux, contrairement à ses prédécesseurs: "Mon anglais n'est pas assez bon pour trouver ce mot unique", avait-il dit dans un sourire ce matin. "Ce furent les Jeux des sportifs", a-t-il résumé dans son discours.

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