James plane au dessus de Gasol
James plane au dessus de Gasol | TIMOTHY A. CLARY / AFP

Les Etats-Unis au finish face à l'Espagne

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Malgré une superbe résistance de l'équipe d'Espagne, les Etats-Unis ont conservé leur titre en s'imposant au terme d'une finale somptueuse (107-100). Grands artisans de ce succès, Kevin Durant (30 points) et LeBron James, décisif en fin de rencontre, ont permis à la "Dream Team VI" de décrocher la 14e médaille d'or de son histoire dans cette discipline.

C'est en train de devenir un classique. Déjà magnifique il y a quatre ans à Pékin, la finale entre Américains et Espagnols a de nouveau atteint des sommets de jeu et d'intensité à Londres. Victorieux à l'arraché 118-107 en 2008, les coéquipiers de Kobe Bryant ont de nouveau souffert pour se défaire de la "Roja". Cette dernière, jugée vieillissante, accusée d'avoir fait exprès de perdre contre le Brésil en quart de finale pour éviter les USA en demi, a fait taire toutes les critiques dans le sillage de Pau Gasol. Impérial dans la raquette, l'intérieur des Lakers s'est fendu de 24 points, 8 rebonds et 7 passes. Secondé par son frère Marc et par un Navarro de feu en première période (19 points), Gasol a fait preuve d'une "grinta" qu'on ne lui connaît pas toujours sous le maillot de Los Angeles.

L'espagne ne lâche rien

D'entrée de match, il apparaît évident que les USA ne vont pas s'amuser. Le match amical disputé en juillet, qui avait tourné à la démonstration américaine (100-78), n'est déjà plus qu'un lointain souvenir quand l'Espagne fait un premier trou (7-12) après quelques minutes. Heureusement, côté Dream Team, Kevin Durant veille. L'ailier d'Oklahoma, au shoot cristallin, terminera la rencontre avec 30 points et un statut de meilleur marqueur de son équipe. Une gageure vu les noms qui la composent. Et, comme depuis le début de la compétition, dès qu'un des leaders faiblit un peu, il y en a toujours un autre pour prendre la relève. Il fallait bien ça pour tenir cette Espagne à distance. Revenus à un petit point juste avant la pause (59-58), les Ibères ne lâchaient pas prise. Leur jeu collectif enfin retrouvé rivalisait avec les exploits athlétiques du Team USA. Toujours seulement un point d'écart (83-82) à la fin du troisième quart-temps et une tension à couper à couteau.

Deux hommes se dressaient alors pour porter le rêve américain jusqu'au bout : Chris Paul, auteur de deux paniers décisifs pour faire un premier break, et enfin "last but not least", LeBron James lui-même. Qui d'autre que le "King" pouvait décider du sort de cette finale ? Avec 19 points et un volume de jeu monstrueux, James devenait le premier joueur à enchaîner un titre NBA et une médaille d'or depuis Michael Jordan (1992) et Scottie Pippen (1992 et 1996). Il est en bonne compagnie.

La fin de la finale et la victoire des USA :

Julien Lamotte