Vincent Collet
Vincent Collet | Reuters - Benoit Tessier

Les Bleus de Collet en réflexion après trois défaites d'affilée

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Les hommes de Vincent Collet ouvrent ce samedi leur tournoi olympique face à l’Australie, l’un de ses adversaires directs pour la seconde place du groupe A, derrière la favorite Team USA. Pour l’instant, les Bleus après un tournoi de préparation médiocre en Argentine, balbutient leur basket.

Quelques heures après la cérémonie d’ouverture qu’elle pourrait d’ailleurs manquer, l’équipe de France de basket joue les Australiens drivés par leur quatuor de champions NBA (Patty Mills, Aron Baynes, Andrew Bogut et Matthew Dellavedova). Un adversaire direct, avec la Serbie vice-championne du monde en titre, pour la seconde place du groupe A, idéal strapontin pour un quart de finale facile contre le 3e de la poule B, dans la partie de tableau qui permettrait de ne retrouver les Américains qu’en finale. Scénario fiction qui n’a de chances de s’écrire que si les 12 basketteurs tricolores sélectionnés par Vincent Collet et son staff retrouvent leurs automatismes, leur défense agressive et dissuasive. Et leur adresse. Tous les ingrédients qui ont manqué pendant le tournoi argentin de préparation de Cordoba, soldé par trois défaites et autant d’inquiétudes.

Une défense généreuse

Après trois semaines d’arrêt depuis le tournoi de qualification olympique (TQO) gagné à Manille (Philippines), la France a enchaîné en Argentine trois défaites d’affilée. Face à la Serbie, lourdement 88-105. Ça faisait longtemps, très longtemps même, que la défense tricolore n’avait été pas aussi généreuse avec son adversaire : 16 ans années précisément. Après le match, Antoine Diot disait : « Il vaut mieux que cette défaite arrive maintenant plutôt que dans dix jours lorsqu’on les rejouera à Rio ». Avant ce match, les deux équipes s'étaient déjà rencontrées par deux fois cet été : deux tests amicaux remportés par les hommes de Sasha Djordjevic (à Paris 77-79, puis à Belgrade 94-88).

Le lendemain à Cordoba, la bande du capitaine Boris Diaw jouait la Croatie qui n’avait pas battu les Bleus depuis 2007. Les Serbes se sont imposés 76-70. Florent Pietrus, energizer et fier-à-bras de la défense française - socle des 4 médailles en 5 ans de la sélection bleue - a poussé le ton, après cette nouvelle défaite : « On n’a pas montré les valeurs qui font qu’on est habituellement une équipe redoutable. Sur ces deux matches, on laisse trop nos adversaires jouer, faire ce qu’ils veulent, en attaque comme en défense. On ne défend pas une cacahuète. Or la défense, c’est l’identité de l’équipe de France. […] Il faut se remettre à jouer. Tout le monde doit se remettre en question, le cinq majeur comme les joueurs venant du banc. J’espère que pour certains, les JO ne sont pas une fin en soi. On y va pour faire une médaille. Et ce n’est pas comme ça qu’on y arrivera ». Face à l’Argentine devant son public, il y a eu du mieux : plus d’intensité, de stops défensifs et d’adresse, mais la défaite (86-79), la troisième d’affilée, était encore au bout de ce 3e et ultime match de préparation avant Rio et ses JO.

Une 3e médaille après les JO 1948 et 2000 ?

Vincent Collet a désormais jusqu'à samedi afin de trouver pour ses 12 joueurs le fil d’un jeu qui gagne. Ce sera face à l’Australie et une déconvenue d’entrée de jeu olympique paverait d’embûches le chemin tricolore vers une médaille, objectif affiché par la bande à Tony Parker arrivé aujourd’hui au Brésil. Ce serait la troisième pour le basket masculin français, après l’argent en 1948 puis en 2000, et ce serait un nouvel exploit.

Ioris Queyroi