La pleine lune au-dessus du complexe de saut à ski
La pleine lune au-dessus du complexe de saut à ski | AFP

Le TAS sème le trouble à une semaine des JO de Pyeongchang

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La décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) de lever la suspension pour dopage de 28 athlètes russes n’a pas été accueillie triomphalement par le monde du sport. A une semaine du début des Jeux olympiques de Pyeongchang, cette annonce crée la confusion.

C’est donc le flou absolu concernant les 28 sportifs dont la suspension à vie a été levée. Car s’ils peuvent désormais prétendre à une participation aux JO, leur participation doit encore être acceptée par le Comité International Olympique, ce qui est loin d’être acquis. "La décision du TAS ne signifie pas que des athlètes, parmi le groupe des 28, seront invités aux Jeux », a rapidement précisé le CIO. « Ne pas être sanctionné ne confère pas automatiquement le privilège d'une invitation », a ainsi indiqué l’instance. Et le CIO sera d’autant plus serein dans ses choix que le TAS a de lui-même précisé que sa décision n’innocente pas les athlètes.

Le CIO "regrette énormément que (le TAS) n'ait pas pris en compte l'existence avérée de la manipulation organisée du système antidopage". Et s’il fallait encore avoir un doute sur la volonté du CIO de finalement barrer la route aux 28 athlètes, son communiqué semble plus que clair. "Cela pourrait avoir un sérieux impact sur la lutte contre le dopage à l'avenir", a estimé le CIO qui "envisagera la suite à donner, notamment un appel auprès du Tribunal fédéral suisse".

"Jour désespérant et sombre pour le sport"

Même son de cloche du côté de l'Agence mondiale antidopage (AMA). "Cette décision est de nature à causer de l'incompréhension et de la frustration chez les sportifs", a indiqué l’AMA, exprimant sa "grande préoccupation". Bon nombre de Comités olympiques ne cachent pas leur désarroi. "C'est une claque dans la figure du sport propre", a ainsi fustigé le président du Comité olympique allemand Alfons Hörmann. Son homologue britannique, Adam Pengilly, a quant à lui qualifié de « jour désespérant et sombre pour le sport, avec les tricheurs et les voleurs autorisés à triompher ».

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